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Dans « Sept à Huit », Emmanuelle Seigner défend son mari Roman Polanski : « Toutes les femmes voulaient coucher avec lui »

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Emmanuelle Seigner lors de son interview avec Audrey Crespo-Mara. | © Capture TF1.

People et royauté

La séquence retransmise sur TF1 ce dimanche soir a choqué de nombreux internautes.

 

C’est la première fois qu’Emmanuelle Seigner s’exprime publiquement sur les accusations qui concernent son mari Roman Polanski. L’actrice française a pris la défense du cinéaste franco-polonais lors d’une interview avec Audrey Crespo-Mara diffusée dans « Sept à Huit ».

« Treize ans c’est jeune bien sûr, mais c’était une époque très permissive », répond Emmanuelle Seigner face à l’affaire qui concerne Samantha Gailey, que Roman Polanski est accusé d’avoir drogué et violé en 1977. « Le rapport à l’âge a aussi beaucoup changé. À l’époque, on louait la lolita, on la célébrait. Donc moi, ayant commencé ma carrière de mannequin à 14 ans, ça n’était pas une histoire qui me choquait. »

« Il se sent coupable vis-à-vis de nous », explique encore Emmanuelle Seigner, qui assure que Roman Polanski a repris contact avec Samantha Gailey : « Ils ont aujourd’hui de très bonnes relations. Ils s’échangent des e-mails. Elle n’en peut plus de ce statut de victime. C’est pour cela qu’elle demande l’abandon des poursuites. »

La comédienne de 56 ans va encore plus loin dans la défense de son mari, assurant qu’à l’époque « toutes les femmes voulaient coucher avec lui, toutes les jeunes filles voulaient coucher avec lui, c’était un truc de dingue, c’était fou quoi. Il avait 52 ans, il avait l’air d’en avoir 30, il était un grand metteur en scène, donc il attirait énormément et je pense qu’il n’avait besoin de violer personne ».

Colère sur les réseaux sociaux

L’actrice raconte aussi comment Roman Polanski et son entourage, elle y compris, sont devenus persona non grata dans le milieu : « C’est affreux parce qu’il ne peut pas monter un film, on conseille aux acteurs de ne pas jouer dans ses films. Moi-même, je suis blacklistée en France. »

« L’homme avec qui je vis, ce n’est pas du tout la personne dont j’entends parler », affirme-t-elle qu’il est un « très bon mari, un très bon père »« Il est meurtri, il le vit très mal. (…) Qu’on le laisse tranquille, que les gens s’occupent des vrais prédateurs, des gens qui sont un danger pour la société, qu’on lui foute la paix », s’énerve encore l’actrice.

Pour rappel, l’actrice britannique Charlotte Lewis avait accusé en 3010 le réalisateur d’avoir « abusée (d’elle) sexuellement » à 16 ans lors d’un casting en 1983. Une deuxième femme, identifiée comme « Robin », l’a accusé en août 2017 d’agression sexuelle lorsqu’elle avait 16 ans, en 1973. En septembre 2017, Renate Langer, une ancienne actrice, déposait une nouvelle plainte pour viol, affirmant avoir été agressée en 1972 à Gstaad alors qu’elle avait 15 ans. En 2019, une photographe française accusait à son tour, dans les colonnes du Parisien, Roman Polanski de l’avoir violée en 1975.

Sur les réseaux sociaux, l’interview d’Emmanuelle Seigner a beaucoup de mal à passer auprès de nombreux internautes choqués. Parmi eux, on retrouve notamment Hélène Devynck, qui accuse publiquement Patrick Poivre d’Arvor de l’avoir violée, et Cécile Delarue, qui a témoigné contre ce dernier pour harcèlement sexuel.

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