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Les remords des papy braqueurs qui ont traumatisé Kim Kardashian

Kim, Kourtney Kardashian et Kris Jenner à Paris, le 29 septembre 2016. | © BELGA/AFP PHOTO/ALAIN JOCARD

People et royauté

 Presque un an après leur braquage à Paris, des membres du gang confient regretter avoir fait du mal à Kim Kardashian. 

 

« L’affaire a pris des proportions qui n’étaient pas prévues », explique Aomar Ait-Khedache, membre des « papy braqueurs » qui a opéré le braquage dont a été victime Kim Kardashian en octobre 2016. Pour lui, il ne devait s’agir que de «bousculer quelqu’un et de repartir», a-t-il expliqué lors de son audition devant le juge, le 19 juin dernier, comme le rapporte LCI. Mais l’affaire a pris plus d’ampleur que prévu.

Kim Kardashian panique, crie, pleure. « Je lui ai dit de se taire en français. Je lui ai dit ‘chut’ car l’autre (braqueur, ndlr) s’énervait à côté. (…) Je lui ai dit de se taire pour calmer la situation car je ne n’étais plus à l’aise. Je voulais la rassurer. J’en ai fait partie, c’est vrai, mais j’essayais de calmer le jeu. (….) Je parle de l’arme et des menottes. (…) J’ai même pensé à partir sans rien prendre », a-t-il expliqué.

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Comme lui, Yunice Abbas a éprouvé des remords face au traumatisme qu’a enduré la star de téléréalité après son braquage. « Ben, c’est dur, ce qu’elle raconte, la manière dont elle l’a vécu. C’est un peu difficile, je ne sais pas quoi vous dire ». Dans cette affaire, le problème serait surtout venu de la mauvaise organisation du braquage. Pour ce « papy braqueur » habitué des plans très rodés, à l’ancienne, il y avait trop de monde sur place. Du monde qui ne travaillait pas comme lui en avait l’habitude: « Moi, je ne me mets pas dans des situations comme cette scène, je ne crée pas des scènes comme ça. Des regrets, j’en ai, j’en ai eu dès 5 minutes après avoir quitté les lieux car je n’ai pas aimé la situation, le flottement, les hésitations, il y a eu toute une ambiance, un contexte qui ne m’a pas plus du tout. Après cette lecture, je regrette amèrement mais je ne peux pas revenir en arrière (…) Si j’avais su qu’il y avait autant de monde à ce rendez-vous, je ne serais pas venu car, trop de monde, ça porte toujours la poisse », a-t-il expliqué sans pour autant présenter d’excuse.

©EPA/ALI HAIDER – Durant des semaines, la starlette avait quitté les réseaux sociaux.

Après son braquage, Kim Kardashian s’est enfermée dans le silence, loin de sa surexposition habituelle. La bimbo n’est revenue sur le devant de la scène qu’à travers sa téléréalité « L’incroyable famille Kardashian ». Dès le premier épisode, la star a donné le ton. Kim Kardashian y confie les détails du braquage. Entourée de ses deux soeurs, Kourtney et Khloé, la bimbo ne peut retenir ses larmes. « Ils ont demandé de l’argent. J’ai dit: ‘Je n’ai pas d’argent’ », a-t-elle raconté la voix tremblante. Malgré ses sanglots, Kim Kardashian poursuit son récit : « Ils m’ont tirée dans l’entrée, en haut des escaliers. C’est là que j’ai très bien vu le pistolet. Je regardais le pistolet, je regardais les escaliers. J’ai eu une demi-seconde pour prendre une décision. Est-ce que je m’enfuis par les escaliers ? Mais ils risquent de me tirer dans le dos, ou si j’y arrive sans qu’ils le fassent et que l’ascenseur ne s’ouvre pas à temps, ou que les escaliers sont bloqués, je suis foutue, il n’y a pas d’issue ».

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Ce soir-là, la femme d’affaires a particulièrement pensé à sa famille : « Ils avaient le flingue pointé sur moi, et je savais qu’ils allaient me tirer dans la tête. C’est après qu’il m’a mis du scotch sur la bouche. J’ai dit : ‘S’il vous plait, j’ai une famille, laissez-moi vivre’ », raconte-t-elle.

Au mois de janvier dernier, Le Journal du Dimanche s’était procuré le témoignage de Kim Kardashian à la police le soir de son agression. « J’ai entendu du bruit à la porte, comme des pas, et j’ai crié qui était là, personne n’a répondu. J’ai vu par la porte coulissante deux personnes arriver, plus le monsieur de l’accueil qui était attaché. Les deux hommes étaient cagoulés, l’un avait un masque de ski et il avait une casquette et une veste de ‘Police’ écrit dessus. Le deuxième individu avait les mêmes vêtements ‘Police’ mais ne portait pas de lunettes ». C’est alors que les ravisseurs décident de la ligoter avec des câbles et de l’enfermer dans la salle de bain. Ce soir-là, les ravisseurs lui ont volé pour plus de 9 millions d’euros d’objets.

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