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Destination surprenante pour les vacances de Donald Trump

Donald Trump ne va pas s'envoler bien loin... | © Belga / AFP PHOTO / SAUL LOEB

People et royauté

Donald Trump s’apprête à rejoindre sa «Maison-blanche d’été». Le président des Etats-Unis va passer plus de deux semaines dans son club de golf de Bedminster dans le New Jersey. Une destination peu glamour pour le leader de la plus grande démocratie au monde. Qui a été forcé de quitter temporairement la Maison Blanche, où le système de chauffage et de climatisation doit être entièrement remplacé.

En vacances pour 17 jours à partir de vendredi, le locataire de la Maison-blanche avait par le passé abondamment décrié son prédécesseur, Barack Obama, l’accusant de jouer trop souvent au golf et ironisant sur ses congés. « Barack Obama a joué au golf hier. Maintenant il part en vacances dix jours sur [l’île de] Martha’s Vineyard. Belle éthique de travail », avait-il ironisé le 15 août 2011. L’année suivante, il avait tweeté une citation de lui-même alors que le président Obama se trouvait en Asie pour une tournée diplomatique, au mois de novembre 2012 : « Ne prenez pas de vacances. A quoi bon? Si votre travail ne vous plaît pas, changez de job », avait-il écrit.

Vacances, j’oublie tout

Si les vacances d’été hors de la capitale n’ont rien d’inhabituel pour un président, les fréquentes visites de Donald Trump dans ses luxueuses propriétés depuis son investiture ont fait l’objet d’une attention particulière. Le New York Times a ainsi décompté le nombre de jours lors desquels le «commander in chief» s’est rendu dans l’une de ses propriétés. Depuis le 20 janvier, le Times en totalise 56. Il a déjà passé 14 jours dans son club de Bedminster, mais a affiché jusqu’à présent une nette préférence pour sa «Maison-blanche d’hiver», surnom qu’il a lui-même donné à son club de Mar-a-Lago à Palm Beach, en Floride, où il a passé 25 jours.

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Inter

Pendant son séjour dans le New Jersey, le président Trump ne sera toutefois pas livré à lui-même. Une équipe entoure le président dans tous ses déplacements pour permettre le fonctionnement de l’exécutif en toutes circonstances. Néanmoins, Donald Trump ne pourra profiter des vacances pour procéder à des nominations hors du contrôle du Congrès (ou «recess appointments») : avant la trêve estivale, les sénateurs ont pris soin de maintenir un minimum d’activité pour éviter la clôture formelle de la session parlementaire. Selon la presse américaine, plusieurs élus redoutaient que le président ne profite des vacances pour remplacer son ministre de la Justice, Jeff Sessions, dont il a dit regretter l’impuissance face à l’enquête sur les liens entre la campagne Trump et la Russie.

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