Paris Match Belgique

Dernier carton jaune pour le prince Laurent

Charles Michel a menacé le prince Laurent de le priver de sa dotation d’État en cas de nouvel écart de conduite. | © Belga

People et royauté

Encore un seul écart de conduite et c’est le carton rouge. Après avoir été rappelé à l’ordre par le Premier ministre Charles Michel, le prince Laurent n’a plus qu’à à se tenir à carreau.

D’après un article PARIS MATCH FRANCE de Clément Mathieu

C’est le dernier avertissement pour le prince Laurent. Après son esclandre de décembre, quand il demandait à ce qu’on cesse de “l’emmerder”, le frère du roi des Belges a fini par être convoqué par le Premier ministre. Selon les médias belges, Laurent a été rappelé à l’ordre par Charles Michel, qui a menacé de le priver de sa dotation d’État en cas de nouvel écart de conduite.

La rencontre entre le Premier ministre et le prince s’est déroulée le 16 janvier dernier, Rue de la Loi à Bruxelles, siège officiel du gouvernement. La discussion a été “ferme mais cordiale” selon les journaux belges Sudpresse, De Standaard et Het Nieuwsblad qui ont rapporté l’information. Charles Michel a rappelé à Laurent deux des grands principes de la loi sur les dotations dont le prince est bénéficiaire – soit 308 000 euros qui lui sont alloués chaque année par le budget fédéral pour ses missions de représentations du pays.

Une dotation de 308 000 euros par an

Le premier principe est celui du “devoir de réserve” auquel les membres de la famille royale sont tenus en public. Le second est l’obligation d’obtenir une autorisation du ministre des Affaires étrangères pour s’entretenir avec les autorités d’un pays étranger – ce qu’il n’a pas fait en rencontrant le Premier ministre du Sri Lanka en octobre dernier. Charles Michel a donc prévenu : le frère cadet du roi Philippe perdrait sa dotation d’État s’il venait à ne pas respecter ces principes, une fois encore. Car Laurent est coutumier du fait.

Le prince avait vivement critiqué la classe politique et la famille royale au lendemain des attentats de Bruxelles, en mars 2016, assurant qu’elles étaient bien à l’abri pendant que les citoyens vivaient dans la peur. En avril 2015, Laurent de Belgique avait comparé les rois Baudouin et Albert à la Stasi, les accusant de l’empêcher de travailler à ses œuvres comme il l’entendait. Ce sont ces accusations qu’il a en partie réitéré en décembre dernier, alors qu’il était interrogé par Sudpresse sur la santé financière de son projet de “La Maison des énergies renouvelables”. “Je suis emmerdé depuis des années, on m’empêche de travailler” s’était emporté le prince, avant de souhaiter qu’on lui “foute la paix”, tant sa famille que les politiques…

 


À lire, le reportage de Paris Match Belgique sur  le prince Laurent : « Renoncer à ses rêves n’est pas chose aisée »

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