Paris Match Belgique

Pour perpétuer la mémoire de Diana, ses fils se dévoilent

Les princes William et Harry en mai 2017. | © AFP PHOTO / POOL / Justin TALLIS

People et royauté

Depuis plusieurs mois, William et Harry ont choisi de parler de leur mère à cœur ouvert.

Vingt ans après le décès de leur mère, William et Harry ont choisi de briser des années de silence officiel entourant Diana. Depuis plusieurs mois, à travers des interviews et documentaire, les deux garçons ont parlé, pour la première fois à cœur ouvert, de leurs souvenirs heureux, du traumatisme de sa mort, de leur volonté de transmettre sa mémoire.

« Vingt ans après, Harry et moi sentions que c’était le bon moment pour nous ouvrir un peu plus au sujet de notre mère », a expliqué William dans le documentaire Diana, notre mère, sa vie et son héritage. « C’est la toute première fois que nous parlons tous les deux d’elle en tant que mère », a confié son cadet, ajoutant que la blessure était encore « vive ». En avril, dans un entretien au Telegraph, Harry avait reconnu avoir traversé une période de « chaos total », en approchant de la trentaine, qui l’avait poussé à solliciter un soutien psychologique pour surmonter le traumatisme de la mort de sa mère.

Lire aussi > Diana, une mère « drôle et espiègle » pour William et Harry

William et Harry étaient âgés de 15 et 12 ans, le 31 août 1997, quand leur mère est morte à 36 ans dans un accident de voiture à Paris. Les deux frères avaient marqué le dixième anniversaire de la disparition de la princesse en organisant un concert géant à Wembley (nord-ouest de Londres) en 2007, sans toutefois dévoiler leurs états d’âme. S’ils ont décidé de s’ouvrir l’occasion du vingtième anniversaire, William a prévenu : « Nous ne parlerons plus d’elle d’une manière aussi ouverte ou publique ».

Le nom de Diana ne pouvait pas être prononcé dans les cercles royaux.

Les deux princes ont aujourd’hui remplacé Lady Di sous le feu des projecteurs, William avec sa jeune famille, Harry pour sa relation avec l’actrice américaine Meghan Markle notamment. Mais ils se font un point d’honneur de préserver son héritage et de la faire connaître aux moins de 25 ans. « Harry et moi ressentons très profondément que nous voulons célébrer sa vie », a dit William dans le documentaire. Les princes y soulignent son sens de l’humour contagieux et se confient sur leur vie après sa séparation, en 1992, d’avec leur père et prince héritier Charles, ainsi que sur la difficulté à surmonter sa mort.

Lire aussi > Comment William et Harry ont appris la mort de leur mère

Contraste royal

Pour Patrick Jephson, ancien secrétaire privé de Diana, cette démarche tranche avec la volonté de la famille royale de pousser Diana dans l’oubli. « Il y a eu une période, après sa mort, durant laquelle l’establishment royal n’était pas sûr de la manière de traiter la mémoire de Diana », a-t-il expliqué à l’AFP. « La plupart du temps, ces vingt dernières années, son nom ne pouvait pas être prononcé dans les cercles royaux. C’est donc avec une petite pointe de défi et de détermination que ses enfants ont dit ‘non, il y a beaucoup de bonnes choses à se rappeler, célébrons sa vie !’ »

Malades du sida et sans-abri

Pour ancrer durablement le souvenir de leur mère, William et Harry ont commandé une statue qui sera érigée dans les jardins publics du palais de Kensington, où résidait la princesse des cœurs. Dans leurs engagements officiels, William et Harry, aujourd’hui âgés de 35 et 32 ans, ont également repris le flambeau de leur mère. « Tout ce que je veux faire, c’est essayer de combler les trous que ma mère a laissés. C’est de cela qu’il s’agit pour nous: essayer de faire bouger les choses et la rendre fière en faisant cela », a expliqué Harry dans un autre documentaire, diffusé dimanche sur la BBC et intitulé Diana, 7 jours.

Lire aussi > Confessions royales : William et Harry disent tout sur leur mère

Ainsi, le prince Harry défend l’éradication des mines antipersonnelles, une cause chère à Diana qui avait visité un champ miné en Angola en 1997. De même, sa volonté de sensibiliser à l’importance des tests HIV s’inscrit dans la droite ligne du soutien affiché par la princesse aux malades du sida. William s’est lui engagé pour les sans-abri et s’est fait le héraut, avec Harry et sa femme Kate, de la sensibilisation aux problèmes de santé mentale.

Selon Patrick Jephson, le plus grand héritage de Diana, ce sont ses propres enfants. « Nous pouvons voir en eux nombre de ses traits de caractère, et surtout sa capacité d’empathie avec les gens ordinaires ».

CIM Internet