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Pour Gérard Depardieu, les « Français sont tristes comme la mort »

Gérard Depardieu à la Mostra de Venise en septembre 2017. | © BELGA/Marco Piovanotto/ABACAPRESS.COM

People et royauté

Pour la promotion de son dernier livre Monstre, Gérard Depardieu a donné une interview à son image au Figaro Magazine.

 

Gérard Depardieu est un monument du cinéma français. Qu’on l’aime ou le déteste, impossible de ne pas reconnaître le talent de cet acteur qui a marqué l’histoire du septième art. Pour beaucoup, il est un « monstre sacré », pour d’autres il est « monstre » tout court, un ogre ou un rustre. Avec les années, cette image lui a collé à la peau, Gérard a composé avec cela. Pour preuve, il sort ces prochains jours, un ouvrage intitulé Monstre, l’occasion de parler de lui, de sa vision des choses ou encore de ce monde ultranormé. Mais dans son interview accordée au Figaro Magazine, Gégé a décidé une nouvelle fois de surprendre et de parler d’autres choses, critiquant ouvertement les Français et leur manque de culture. « Il n’existe plus que des gens normaux, puisqu’il n’y a plus de culture, confie-t-il. Les gens n’ont plus de culture et il n’y a plus d’identité culturelle ».

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Gérard Depardieu va alors s’en prendre à celui qui pourtant l’a déjà interviewé par le passé : Cyril Hanouna. « La culture, aujourd’hui, c’est Hanouna ! La vraie littérature, comme celle de Peter Handke, est très rare ».

« Le suffrage universel, c’est fini »

Dans un élan dont seul Depardieu a le secret, il pousse alors la critique encore plus loin. « La France est un très beau pays, mais où les gens sont perdus. Quand je suis en France, je reste ici, chez moi, avec mes livres : je ne veux pas sortir voir le désastre. Nous avons dépassé Orwell : nous sommes dans La Faune de l’espace de Van Vogt, où plus personne ne comprend rien. Le suffrage universel, c’est fini : nous sommes dirigés par Apple et Zuckerberg ».

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Visiblement remonté, Gérard Depardieu parle une dernière fois de la France et surtout de son choix d’avoir quitté le pays. La rage au coeur et au ventre. « Contrairement à ce que disent les journalistes, ce n’est pas pour la fiscalité que je me suis barré. Non. Si c’était pour ça, je me serais barré bien avant ! (…) C’est pour ça que ce pays m’emmerde, c’est de voir que les Français sont tristes comme la mort. Ils n’osent même plus regarder leur terre puisqu’ils en ont honte ».

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