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Charlotte Gainsbourg sur son père : « Je n’ai jamais réussi à faire mon deuil »

Charlotte Gainsbourg au 63ème Festival de Cannes. | © BELGA/EPA/GUILLAUME HORCAJUELO

People et royauté

Dans un entretien confessions, Charlotte Gainsbourg parle de son nouvel album mais aussi de la disparition son père, l’icône Serge Gainsbourg.

 

Charlotte Gainsbourg est une artiste à fleur de peau et elle a décidé de le montrer une fois de plus avec son dernier album « Rest », attendu pour le 17 novembre prochain. Avec ce disque plus personnel, sur lequel elle a écrit tous les morceaux, la chanteuse se livre à cœur ouvert, confidences à l’appui, à l’image de son premier single « Deadly Valentine ». Dans les colonnes de ELLE, la fille de Jane Birkin explique avoir eu besoin de s’exprimer sur sa peine après la mort de sa sœur, Kate Barry, mais aussi de parler de la disparition de son père Serge Gainsbourg, dont elle ne s’est jamais vraiment remise.

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Alors, l’artiste de 46 ans est partie s’installer à New York pour commencer une nouvelle vie. Loin de Paris, loin des drames de ces derniers mois, loin de la folle notoriété de ses immenses parents. « Paris était devenu invivable d’autant que j’habite à deux pas de là où vivait mon père, rue de Verneuil. Je revivais sans cesse mon enfance, cela ravivait la douleur de l’avoir perdu lui, de l’avoir perdue elle », explique-t-elle avec émotion.

« C’était violent »

Dans ce même entretien, Charlotte confie qu’une des chansons de son dernier album est dédiée à son père. Car sa mort la hante encore aujourd’hui. « J’ai vécu douloureusement, à 19 ans, la mort de mon père. J’aurais pu ou dû m’y attendre, mais j’ai été foudroyée. Tout le monde s’est approprié sa mort, alors je me suis enfermée seule chez lui et je fuyais dès que j’entendais ses chansons. Comme c’était violent, pas assumé, cauchemardesque, je n’ai jamais réussi à faire mon deuil ».

En pleine promotion, Charlotte confiait récemment au magazine Vogue la raison pour laquelle elle avait écrit cet album. Si elle avait déjà commencé à écrire quelques titres, la disparition de sa sœur n’a fait que servir une évidence. « Quand j’ai perdu ma sœur, j’avais déjà commencé à travailler sur l’album et il y a une espèce d’évidence : je ne pouvais écrire sur rien d’autre. Tout tournait autour d’elle désormais ». Au final, le plus beau des hommages.

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