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Lena Dunham, une « raciste hipster » selon une ancienne collaboratrice

Lena Dunham a mis fin à Girls en 2017. | © AFP PHOTO / ROBYN BECK

People et royauté

Lena Dunham fait face à de nouvelles accusation, désormais qualifiée par une ancienne collaboratrice afro-américaine de « raciste hipster ». 

« Il est temps pour les femmes de couleur – et les femmes noires particulièrement – de prendre leurs distances avec Lena Dunham ». C’est avec cette sentence sans appel que l’autrice Zinzi Clemmons a décidé de faire sécession sur les réseaux sociaux du projet de newsletter féministe-pop « Lenny Letter » de l’actrice américaine. Des mots, suivis d’autres, qui lèvent le voile sur l’entourage de la déjà très critiquée créatrice de Girls.

Les faits que repproche Zinzi Clemmons à Lena Dunham remontent notamment à l’université, où les deux jeunes femmes fréquentaient certaines connaissances en commun. Mais Lena Dunham fait partie d’un petit groupe d’étudiants privilégiés, la plupart « comme Lena – riches avec des parents qui ont de l’influence dans le monde de l’art. Ils avaient beaucoup de pouvoir et semblaient aimer ça tout en le niant », décrit-elle dans sa publication initiale, sur Facebook.

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À l’époque, elle les évite « comme la peste » : leurs remarques sont désagréables et font peser sur Zinzi et certaines de ses amies un « racisme hipster », où les violences morales sont enrobées de cynisme. L’une de ces connaissances n’hésite par ailleurs pas à utiliser régulièrement le mot « nègre », avant de se dérober sous le prétexte de l’humour. « Pour tous ceux qui pensent ‘que c’était il y a longtemps’ et que ‘peut-être ils ne sont plus amis aujourd’hui’, sachez que nombre de ces personnes sont apparues en guest star ou en caméo dans Girls », a par ailleurs ajouté l’autrice aux racines sud-africaines et trinidadaises sur Twitter.

©Nina Subin/site de Zinzi Clemmons – Zinzi Clemmons, autrice du livre What we lose, était l’une des collaboratrices de Lenny Letter.

« À la lumière des déclarations de Lena Dunham, j’ai décidé d’arrêter d’écrire pour Lenny Letter. Pour tous les auteurs qui sont indignés par ce qu’elle a fait, je vous encourage à faire de même. Surtout les femmes de couleur. Elle ne peut pas avoir nos mots si elle ne nous respecte pas », assume Zinzi Clemmons, qui faisait partie de l’équipe de rédactrices de Lenny Letter, le projet féministe de Lena Dunham avec Jenni Konner, autrice et productrice de la série à succès Girls.

Paroles et paroles et paroles

C’est au cours d’un festival de littérature féministe au Nigeria que Zinzi Clemmons a pris la décision de quitter l’équipe rédactionnelle, et par la même occasion sa cheffe. « Tenons Lena responsable, et pour moi, ça signifie sacrifier un peu de confort et d’argent en ce moment. C’est une lutte qui continue », écrivait-elle enfin. Mais l’ex-étudiante de Brown et de Colombia n’est pas la seule à vouloir prendre ses distances de Lena Dunham : les scandales qui ébranlent la réalisatrice sont chaque année plus nombreux, des accusations de maltraitance animale à, plus récemment, l’étrange démarche de Dunham de défendre l’un de ses scénaristes accusé d’agression sexuelle.

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Comme souvent, la créatrice de Girls a fini par s’excuser publiquement sur les réseaux sociaux. Mais ses débordements deviennent si nombreux que nombre d’internautes doutent désormais de sa sincérité ou de son véritable engagement féministe et anti-raciste. Et la « monnaie de sa pièce » pourrait finir par coûter cher à Lena Dunham.

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