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Johnny Hallyday et les Harley Davidson, une histoire de passion

Johnny Hallyday en Harley Davidson, en mai 1990. | © PHOTOPQR/LE PARISIEN/OLIVIER BOITET

People et royauté

Toute sa vie, Johnny Hallyday n’a cessé de rouler en Harley-Davidson. Retour en images sur cette passion qui l’animait tant. 

D’après un article Paris Match France de Camille Hazard

 

« Mon Amérique à moi, c’est une route sans feux rouges. Depuis l’Hudson River jusqu’en Californie », chantait Johnny Hallyday dans « Mon Amérique à Moi », tube sorti en 1982. La route, Johnny aimait l’arpenter à moto. Depuis sa jeunesse, il n’a cessé de côtoyer ces engins à moteur, qu’il appréciait tant. Avec Adeline Blondieau mais aussi Laeticia, il a parcouru des milliers de kilomètres, car, la moto, c’était une de ses plus grandes passions. Quand il était à peine majeur, Johnny posait déjà pour une publicité Paloma, qui louait les avantages de la Super Flash, un vélomoteur 50cm3 à quatre vitesses. Le modèle était d’ailleurs exposé au salon parisien Rétromobile, en 2008. Le rockeur s’est aussi essayé aux Triumph, aux Honda, aux Norton, en passant par les Kawasaki. Mais s’il fallait ne retenir qu’une marque, c’est bien évidemment Harley-Davidson.

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Sur la Route 66, mais aussi sur scène, Johnny n’a cessé de rattacher son image à celle du fabricant de motos basé à Milwaukee, dans le Wisconsin aux États-Unis. « Pendant longtemps, j’ai conduit des Honda, des Kawasaki. Si on aime bien les balades à plusieurs, c’est mieux d’avoir une Harley. Une Harley, ça se customise. On met des chromes, on cherche des poignées qui n’existent que dans certains endroits. C’est une passion ! »confiait-il à TF1, alors qu’il donnait un concert spécial à Carpentras, dans le Vaucluse) en 1994. Johnny y représentait les « HCD Desperados », un club de bikers dédié aux Harley-Davidson. Son cofondateur, Gilles Pardon, se souvient : « On a mis 1h30 pour aller chercher Johnny à Lorada, dans le Var. Pour rentrer à Carpentras, c’était une autre histoire. Johnny s’arrêtait à chaque station pour fumer et boire un verre, les gens s’arrêtaient pour le voir. On a mis six heures ».

Johnny Hallyday, assis sur une moto américaine Harley-Davidson, le 09 août 1987 à Nice lors du tournage d’un film publicitaire. AFP PHOTO RAPH GATTI

« Il avait vraiment une sensibilité pour la moto et la mécanique »

Véritable Loulou à l’écran, Johnny est apparu en 1968 dans le film « À tout casser » aux côtés de Michel Serrault, sur une Harley noire. Sur des plateaux télé et lors de ses concerts, celui que l’on surnommait « l’idole des jeunes » était encore une fois accompagné de montures aux couleurs flamboyantes. Lors de son 46anniversaire, il a même reçu en cadeau une Harley lors de l’émission « Sacrée Soirée » de Jean-Pierre Foucault, dont il était invité avec son ami Eddy Mitchell, le 14 juin 1989. Il avait alors une collection impressionnante de motos.

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Refusant de se comporter comme un « comptable », il s’est offert de nombreuses motos tout au long de sa vie. Il lui en restait à ses domiciles de Los Angeles et de France. « Il avait vraiment une sensibilité pour la moto et la mécanique. Quand il voulait une moto, il avait une idée précise du modèle qu’il désirait. Pendant un an, je pouvais ne pas recevoir de ses nouvelles. Mais quand il s’apprêtait à acheter une moto, il pouvait m’envoyer cinq voire six SMS par jour pour me montrer l’esprit de la moto qu’il avait en tête », nous témoigne Pierre Yves Rousset, de la concession Harley-Davidson Roadster 92, dans laquelle le chanteur avait acheté une Dyna Street Bob, une Night Rod et une Softail Slim. « On aimait beaucoup Johnny. Quand il venait à la concession, ça se passait d’une manière très simple car c’était un homme simple, gentil, discret et très élégant, qui ne s’imposait pas. C’était à la fois un homme impressionnant mais également très accessible », ajoute-il.

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