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Tatiana Silva : « Danse avec les stars, c’est un peu mon cadeau de Noël »

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À J-1 de la grande finale de Danse avec les stars, la Belgo-Capverdienne de 32 ans revient avec nous sur l’aventure et sur ses projets à venir.

 

Depuis son élection en tant que Miss Belgique 2005, Tatiana Silva en a fait du chemin ! Après être arrivée à la présentation de la météo sur TF1 en mars 2017 en remplacement de Christine Laborde, elle a quitté la Belgique pour la France où l’attendait de nouvelles aventures, comme celle de participer à l’émission Danse avec les stars.

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Celle qui est née à Molenbeek-Saint-Jean en 1985 et a été élevée à Anneessens, danse donc désormais à Paris, et très bien même, puisqu’avec son partenaire Christophe Licata elle est arrivée en finale de l’émission, aux côtés de Lenni-Kim et sa partenaire Marie Denigot, ainsi qu’Agustín Galiana et sa partenaire Candice Pascal. Entre deux entraînements et à la veille d’une finale qui sera diffusée en direct ce mercredi 13 décembre sur TF1, rencontre avec la star Tatiana Silva qui remettra sa casquette de présentatrice météo le 23 décembre prochain.

© D.R.

Paris Match.be : Cela fait plusieurs semaines désormais que vous dansez, comment vous sentez-vous ?
Tatiana Silva : Très bien ! C’est la dernière ligne droite donc il y a beaucoup de choses à faire. Mais j’ai la forme et je suis très contente d’être en finale.

Pourquoi avoir accepté de participer à Danse avec les stars ?
Pour citer mon partenaire de danse : « non, tu ne savais pas danser ». Effectivement ! Bien qu’à Noël, on danse en famille et que j’ai toujours aimé danser, je ne savais pas danser. J’ai voulu participer à l’émission pour apprendre à danser et me plonger dans cet univers que j’adore. Mais aussi pour l’aventure, pour ce qu’elle transforme en nous.

Tatiana Silva et son partenaire de danse Christophe Licata. – © BELGA/Nasser Berzane/ABACAPRESS.COM

Vous imaginiez que cela serait à ce point émouvant, fatiguant… ?
Non, pas du tout ! C’est une émission vraiment intense dans tous les sens du terme. Au niveau de la charge de travail, il y a un investissement de chaque candidat qui est énorme. Les gens pensent qu’on s’entraîne deux à trois heures par semaine, mais c’est bien plus ! On s’entraîne 6 jours sur 7, puisqu’il y a le prime. Et c’est intense au niveau des émotions. Avec la fatigue, tout est décuplé puisqu’on vit des choses fortes avec notre partenaire : on passe six à huit heures par jour avec lui pendant deux mois et demi. On développe une relation particulière avec lui.

Faire confiance un peu plus rapidement aux gens peut amener de belles surprises.

Qu’est-ce que l’émission vous a révélé sur vous ? Avez-vous été au-delà de vos limites ?
DALS a confirmé mon amour pour la danse. Et je pense que cela m’a fait réaliser à quel point j’étais exigeante envers moi-même. J’ai eu du mal à accepter ma progression, je trouvais que ce que je faisais n’était jamais suffisant. Puis j’ai appris à faire confiance, car au départ, on ne connait pas notre partenaire de danse. Et il faut malgré tout faire confiance rapidement pour pouvoir arriver à des résultats. Surtout en danse où il y a une proximité qui est là par les portées, les chorégraphies etc. Faire confiance un peu plus rapidement aux gens peut amener de belles surprises finalement. Là d’où je viens, la confiance vient généralement avec plus de temps, et se mérite. Là, il m’a fallu aller plus vite dans le processus.

« Je peux avoir un genou à terre, mais pas deux »

Et certes même si ce n’est « que » de la danse, que c’est bon enfant, qu’on est là pour s’amuser… on a aussi des coups de mou à certains moments. Mais je peux avoir un genou à terre mais pas deux. Je trouve toujours le moyen de me relever. Cela m’a rappelé que même si on traverse des coups durs, il y a toujours moyen de s’en sortir, de remonter la pente, grâce à l’entourage notamment. C’est bien de réaliser que l’on a tous en nous des ressources.

Qu’est-ce que vous aimez le plus dans la danse ? Son côté libérateur, de faire passer avec les gestes ce que l’on ressent dans le cœur ?
Oui, c’est ce partage d’émotions sans devoir parler. C’est une sorte de langue universelle. La communication verbale est parfois complexe, on n’a pas les mêmes codes, ou alors on ne parle tout simplement la même langue que l’autre. J’ai de la famille au Pays-Bas, au Cap-Vert… donc on ne parle pas toujours la même langue. La danse permet justement de raconter une histoire en parlant avec le corps. Quand j’ai fait la chorégraphie de « What About Us » en contemporain, qui parlait d’une partie de mon histoire, je sais que j’ai touché les gens sans devoir leur parler pour leur transmettre des émotions.

Vos amis de la télé belge, Cathy Immelen, Elodie de Selys ou encore le comédien Thomas Ancora sont à fond à vos côtés. Toutes ces marques de soutien au quotidien vous boostent dans la compétition ?
J’essaye de ne pas trop penser à la compétition. Je prends chaque jour comme il vient. Au tout début de l’émission, j’ai peut-être un peu espéré arriver en final, mais cela s’est vite estompé, car le parcours n’a pas été simple et il y a eu pas mal de doutes. De voir Elodie, Cathy et Thomas aussi contents et investis pour moi, cela m’a porté, et pas dans le sens de la compétition, mais dans le sens du partage. Les relations humaines c’est ça, c’est le partage. Je leur dois beaucoup. Surtout qu’étant à Paris, je ne suis pas auprès de ma famille et mes amis Belges.

Le regard des Belges a-t-il changé depuis votre participation à l’émission ? Sentez-vous un intérêt plus grand du public pour vous ?
Je ne ressens pas encore l’impact. Je sais qu’ils me regardent, je reçois des messages… C’est chouette qu’ils puissent suivre l’aventure avec moi jusqu’au bout. J’ai toujours eu beaucoup de bienveillance de la part du public belge.

Danse avec les stars, c’est un peu mon cadeau de Noël !

Qu’est-ce qui a le plus changé votre vie : présenter la météo ou participer à Danse avec les stars ?
Je suis pleine de reconnaissance pour tout ce que j’ai vécu. J’ai la chance de faire ce métier. Sept ans à la RTBF, TV5, M6… Je récolte aujourd’hui à TF1 ce que j’ai essayé de semer pendant sept ans. C’est finalement l’une de mes aventures les plus importantes, l’un des événements les plus marquants dans ma carrière. J’espère pouvoir continuer exercer mon métier de journaliste météo le plus longtemps possible et de m’y investir encore plus. Danse avec les stars, c’est un peu mon cadeau de Noël ! Cette année est comme un millésime pour moi : j’arrive à TF1, j’ai la chance de faire DALS, je suis en finale…

En 2015, vous nous disiez : «  Sincèrement, j’aimerais pouvoir faire de la météo encore longtemps, mais avec une corde en plus à mon arc ». On peut dire que vous avez rajouté la corde de la danse désormais ?
J’ai investi beaucoup d’énergie dans le domaine de la météo, et j’ai encore plein de choses à assimiler dans ce domaine, mais j’aime vraiment ce que je fais. Je m’y plais, je m’y épanouis. J’ai encore plein de défis à relever, aujourd’hui, il y a un enjeu primordial qui gravite autour de la météo et qui est plus grand : c’est le dérèglement climatique.

© Facebook @tatianasilvabragatavares

Quels sont vos projets professionnels pour l’année prochaine ?
Continuer la météo et m’investir dans des projets en lien avec le changement climatique, notamment auprès du C40, présidé par Anne Hidalgo. C’est une fondation qui a pour but de parler du changement climatique, mais aussi des initiatives permettant aux villes de devenir ce qu’on appelle des « smart cities », qui se veulent plus écolo, plus durables. Et puis des projets en lien avec l’Unicef (Tatiana Silva est ambassadrice bénévole depuis 2014).

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Que peut-on vous souhaiter pour 2018 ?
La santé ! En s’entraînant plusieurs fois par jour pendant deux mois et demi, on se rend compte à quel point le corps est notre pilier de tous les jours. J’ai un problème de genou et je le remercie chaque jour de tenir le coup et de m’emmener en finale ! Et puis la lumière, aussi bien la lumière dont on a en besoin en hiver -ce qui est difficile vu que les jours sont plus courts- que la bienveillance, et beaucoup d’amour en règle générale. Je suis portée par l’amour des autres, que ce soit celui du public, de mes amis, de ma famille. C’est ce qui me nourrit, me motive le plus à faire des choses dans la vie.

Vous comptez continuer la danse après la fin de DALS ?
Je l’espère et je le souhaite. Déjà, je serai présente sur la tournée DALS, et après j’aimerais ne pas perdre tous les acquis que j’ai assimilés ces derniers mois, même si cela ne sera pas évident avec mon rythme de vie. Ce qui est sûr, c’est que quoiqu’il advienne, je finirais toujours Noël en dansant.

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