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Un an plus tard : Voici les huit dates qui ont marqué l’affaire Publifin

Le scandale aura entraîné l'exclusion du PS du gouvernement Wallon. | © Belga

Politique

Il y a un an jour pour jour éclatait un des plus grands scandales de la politique belge. Retour en huit dates sur l’affaire qui a fait trembler la classe politique liégeoise. 

 

20 décembre 

Une enquête du journaliste David Leloup, publiée en accès libre sur le site du magazine « Le Vif » fait éclater l’affaire au grand jour. Il relaye un constat effarant de l’échevin des finances de la commune d’Olne: Cédric Halin (CDh). Celui-ci relève que 24 mandataires perçoivent des montants indécents pour siéger dans une intercommunale wallonne qui se révèle n’être qu’une coquille vide. Ceux-ci ne sont quasiment jamais présents aux réunions, et perçoivent par conséquent 500 euros par minute de prestation.

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22 décembre 

Deux jours après que le scandale Publifin ait défrayé la chronique, le Parlement wallon décide de limiter les rémunération « Publifin », suite à des demandes d’Ecolo. Si les montants pouvaient atteindre près de 3 000 euros par mois, ils sont désormais soumis à un plafond de 300 euros.

9 janvier 

Suite à l’ampleur qu’a pris le dossier, l’affaire Publifin passe en justice. Les chefs d’accusation sont les suivants : faux, usage de faux et abus de biens sociaux au préjudice de l’intercommunale.

31 janvier 

Accablé par les accusations et mis au pied du mur par son parti, Stéphane Moreau (PS) démissionne de son poste de bourgmestre d’Ans. Mais reste président de Nethys.

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30 mars

Le CA de Publifin est convoqué afin d’élire de nouveaux membres. L’intercommunale est liée à des milliers d’emplois publics, et une profonde réforme s’impose afin de rétablir sa stabilité.

26 avril

Malgré sa démission, Stéphane Moreau est définitivement exclu du PS. La décision est prise par la comission vigilance du parti, et est irrévocable.

12 juillet

La commission d’enquête rend ses conclusions. Dans les grands lignes, on notera notamment la qualification des rémunérations comme « inadmissibles et au fondement contestable », une politique de dissimulation de ces pratiques et une dénaturation de l’intérêt communal.

15 décembre

Il s’agit de la date butoir pour les mandataires afin de rembourser les sommes indûment perçues. 22 des 26 membres acceptent de payer, et la procédure est lancée, mais quatre d’entre eux refusent toujours.

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