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Un groupe Facebook défend la politique de Theo Francken

Theo Francken représenté dans le groupe de soutien

Les membres partagent une vision positive du secrétaire d'état, que certains voient déjà installé au 16 rue de la loi. | © « Les belges soutiennent Theo Francken contre les migrants »

Politique

« Rendez vous le 27 décembre à 11 h à la gare Centrale de Bruxelles. Manifestation spontanée. Je précise. Manifestation spontanée. N'est pas autorisée par la loi. J’en prends la responsabilité ».

Voici l'appel d'un des membres du groupe Facebook « Les belges soutiennent Theo Francken contre les migrants », qui rassemble en tout près de 1 550 personnes (au final, la manifestation n'en mobilisera que six).

Le ministre est l'un des plus populaires au Nord comme au Sud du pays, et cela se traduit non seulement sur des groupes commes celui-là, mais aussi dans la communication en ligne du secrétaire d'état lui-même. Le 25 décembre, au coeur de la tourmente suite aux révélations concernant les rapatriés Soudanais, il publiait ainsi un message indiquant « Pour une politique d'immigration forte, mais juste » qui récoltera plus de 1 500 likes et qui sera partagée plus de 1 100 fois sur le réseau. 

Sur le groupe Facebok, les membres, très actifs, alternent d'ordinaire déclarations xénophobes et messages de soutien à « Theo ». « Theo Francken sera un jour premier ministre belge » peut-on ainsi lire. D'autres montages et photos montrant peu de scrupules s'y retrouvent aussi, comme cette subtile blague islamophobe publiée le 26 décembre et ayant récolté presque 40 likes.

 

Créé il y a deux mois, le groupe se veut fédérateur, ses administrateurs s'exprimant dans les deux langues et invitant leurs membres à grossir ses rangs « car nous sommes chez nous Wallons et Flamands , jamais accepter que la Belgique soit diviser JAMAIS !!! AU GRAND JAMAIS ET ENCORE MOINS L'INVASION DES MIGRANTS EN BELGIQUE , CAR NOUS SOMMES CHEZ NOUS ». 

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De leur côté, les citoyens anti-Francken se mobilisent eux aussi. Depuis quelques semaines, une pétition pour la démission du secrétaire d'état a été mise en ligne, et rassemble déjà plus de 20 000 signatures.

«  Un personnage qui n'a rien à faire dans la politique », peut-on ainsi lire. «  Pour couvrir son incompétence il surfe sur la haine et attise les braises encore chaudes des années 40. Agissons ! Notre silence laisserait à penser que nous adhèrons à ses idées. ». Au total, la pétition compte rassembler 25 000 personnes. Une fois complète, elle sera adressée au premier ministre Charles Michel.

 

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