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« Pays de merde » : Donald Trump l’assure, il n’est pas raciste

Donald Trump le 14 janvier 2018. | © AFP PHOTO / Nicholas Kamm

Politique

Le président américain Donald Trump, qui avait choqué en qualifiant les pays africains et Haïti de « pays de merde » lors d’une réunion à la Maison Blanche, selon des parlementaires présents, a assuré dimanche face à des journalistes qu’il n’est « pas raciste ».

« Je suis la personne la moins raciste que vous pourriez interviewer », a-t-il lancé à l’occasion d’un moment face aux photographes à West Palm Beach, en Floride. Il y dînait dimanche avec le chef de la majorité de la Chambre des représentants, Kevin McCarthy. La phrase a rapidement été reprise par les médias américains et les internautes.

La Norvège plutôt que l’Afrique

À la suite des propos tenus dans le Bureau ovale par Trump la semaine dernière, tels que rapportés par certains témoins, l’Onu avait notamment réagi, les qualifiant de « choquants », « honteux » et « racistes ». La réunion portait sur le sujet de l’immigration, et plus précisément un projet bipartisan proposant de limiter le regroupement familial et de restreindre l’accès à la loterie pour la carte verte. Le milliardaire avait déjà affirmé vendredi dans un tweet n’avoir « jamais dit de mal des Haïtiens », après avoir déjà nié l’utilisation de l’expression « pays de merde » pour qualifier Haïti. Le Washington Post, citant plusieurs sources anonymes, a écrit que le milliardaire faisait référence à ce moment-là à des pays d’Afrique ainsi qu’à Haïti et au Salvador, expliquant que les États-Unis devraient plutôt accueillir des ressortissants de la Norvège.

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Un programme sur l’immigration en suspens 

Dimanche, revenant sur le sujet de l’immigration, Donald Trump a déclaré qu’il essayait de conclure un accord, mais que ses adversaires démocrates n’étaient d’aucune utilité en la matière. « Nous sommes prêts, désireux et capables d’obtenir un accord sur le Daca », a-t-il dit. Le programme Daca (Deferred Action for Childhood Arrival), hérité de l’administration de Barack Obama, permet à 690.000 jeunes immigrés de travailler et d’étudier aux États-Unis en toute légalité, bien qu’entrés illégalement aux États-Unis alors qu’ils étaient enfants. « Je ne pense pas que les démocrates veulent le conclure. Les gens du Daca devraient savoir que les démocrates ne vont pas le conclure », a-t-il martelé. En septembre, M. Trump a abrogé le programme et donné jusqu’au 5 mars au Congrès pour trouver un compromis. Les législateurs démocrates « ne veulent pas de sécurité à la frontière », a soutenu le président. « Il y a des gens qui affluent. Ils ne veulent pas arrêter (le trafic) de drogue et ils veulent réduire le budget de notre armée, ce que nous ne pouvons pas faire », selon lui.

(Avec Belga)

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