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Paul Magnette accuse la droite de saper « les bases fragiles de la communauté civique »

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La guerre des cartes blanches. | © BELGA PHOTO NICOLAS MAETERLINCK

Politique

Après la carte blanche polémique de Bart De Wever parue mercredi dans De Morgen, Paul Magnette a décidé d’y répondre dans un entretien au Soir publié ce jeudi, l’accusant de vouloir « détourner l’attention ».

« Non, Monsieur De Wever, il n’y a pas d’un côté une droite attachée à l’Etat-nation et à la citoyenneté, et de l’autre une gauche naïve, laxiste ou ‘cosmopolite’, plaidant pour l’ouverture de toutes les frontières », indique Paul Magnette (PS) dans un entretien au Soir publié jeudi, en réponse à la carte blanche polémique de Bart De Wever parue la veille dans De Morgen. Dans ce texte, le bourgmestre de Charleroi accuse le président du parti nationaliste flamand de vouloir « détourner l’attention », « lancer de vaines polémiques », car le « gouvernement MR-NVA est dans la tourmente ».

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La question migratoire mérite mieux que les caricatures et les manipulations rhétoriques.

Il y rappelle l’histoire ayant façonné « nos lois en matière d’asile et de migrations », ayant débuté avec un appel des patrons, après la Seconde Guerre mondiale, d' »ouvrir les frontières » pour « obtenir une main-d’œuvre abondante et peu organisée ».

« Pour les progressistes, la seule réponse aux phénomènes migratoires est le multilatéralisme et le co-développement », ajoute Paul Magnette, qui estime que la Belgique et l’Union européenne vont actuellement dans le mauvais sens. Côté belge, « le démantèlement progressif de notre politique de développement, dont les budgets sont constamment réduits, prépare les vagues migratoires de demain », assène au passage l’homme politique hennuyer.

Theo Francken visé pour son cynisme

« La question migratoire (…) mérite mieux que les caricatures, les simplismes, et les manipulations rhétoriques. Quand on substitue les slogans démagogiques au débat démocratique, quand on joue avec les passions tristes à des fins politiques, on sape les bases fragiles de la communauté civique », ajoute encore Paul Magnette, qui estime encore que « l’image internationale » du pays « est abîmée par le cynisme du Secrétaire d’Etat » à l’Asile et la Migration, le N-VA Theo Francken.

(Avec Belga)

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