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Fusillade en Floride : Donald Trump au chevet des blessés

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Pendant ce temps-là, la police fédérale est sous le feu des critiques. | © AFP PHOTO / JIM WATSON

Politique

Donald et Melania Trump se sont rendus vendredi soir dans un hôpital de Floride au chevet des victimes blessées dans la fusillade qui a fait 17 morts dans un lycée.

Accompagné de sa femme, le président américain s’est rendu à l’hôpital Broward Health où sont soignées certaines des victimes de Nikolas Cruz, le tueur de 19 ans. Il a également rencontré des membres du personnel hospitalier. « Le travail des médecins, des infirmières, de l’hôpital, des premiers secours et des forces de l’ordre est incroyable. La vitesse à laquelle ils ont transporté les victimes à l’hôpital est un record », a déclaré M. Trump. Puis il s’est entretenu avec des forces de l’ordre locales pour les remercier très chaleureusement de leur travail. Le milliardaire devait se rendre ensuite dans sa résidence de Mar-a-Lago, non loin de Parkland, pour y passer le week-end.

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FBI dans la tourmente

Pendant ce temps-là, la police fédérale est sous le feu des critiques. Le FBI a en effet reconnu avoir reçu le 5 janvier dernier un appel d’un proche de Cruz qui a décrit le comportement déviant du jeune homme et son intention de tuer des personnes, y compris dans un établissement scolaire.

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Cette information « aurait dû être traitée comme une menace potentielle » et « aurait dû être communiquée au bureau du FBI de Miami, qui se serait chargé des investigations nécessaires », a souligné le FBI dans un communiqué. En bref, « la procédure en vigueur n’a pas été respectée », a admis la police fédérale. L’informateur, qui n’a pas été identifié, a également livré au téléphone des détails sur le fait que Cruz était armé et qu’il publiait des messages menaçants sur les réseaux sociaux.

« Conséquences tragiques »

Face aux informations sur le non-déclenchement d’une enquête qui aurait pu empêcher ce massacre, le directeur du FBI, Christopher Wray, s’est engagé à « aller au fond du problème ». M. Wray s’est également dit prêt à revoir les procédures en place, dans une déclaration jointe au communiqué.

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AFP PHOTO / JIM WATSON

Le ministre américain de la Justice, Jeff Sessions, a lui parlé de « manquements » du FBI « aux conséquences tragiques ». « Il est désormais établi qu’il existait des signaux d’avertissement et que le FBI est passé à côté de ces informations ».

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Le tueur avait été renvoyé du lycée Marjory Stoneman Douglas, situé dans la ville de Parkland. Il a ouvert le feu mercredi au fusil semi-automatique dans les classes de cet établissement, fauchant une trentaine de personnes, dont 17 sont décédées, parmi lesquelles une majorité d’adolescents. Il est maintenant poursuivi pour 17 meurtres avec préméditation.

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Un président pro-armes

Donald Trump, qui avait été activement soutenu dans sa campagne par les lobbys des armuriers, s’est pour l’instant gardé d’établir un lien entre la dissémination des armes à feu dans le pays et la fusillade de mercredi. À l’inverse, le président a insisté sur les perturbations mentales de Nikolas Cruz.

Le long de la route menant au lycée, des pancartes récemment posées affichent pourtant: « No guns 4 kids » (« Pas d’armes pour les enfants »).

(Avec Belga)

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