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Marion Maréchal-Le Pen veut lancer une "académie de sciences politiques"

La petite-fille de Jean-Marie Le Pen s'était retirée de la vie politique il y a un an. © REUTERS/Jean-Paul Pelissier | © ©PHOTOPQR/LA PROVENCE

Politique

Marion Maréchal-Le Pen, qui s'exprimera lors d'une importante conférence conservatrice à Washington jeudi, a indiqué dans une tribune participer à "la création d'une académie de sciences politiques".

 

L'ex-députée FN du Vaucluse Marion Maréchal-Le Pen, retirée de la vie politique depuis l'an dernier, a indiqué participer à "la création d'une académie de sciences politiques", dans une tribune dans Valeurs actuelles à paraître jeudi. "J'ai décidé de m'associer à la création d'une académie de sciences politiques, à côté d'autres activités professionnelles. L'école que j'accompagne est libre et indépendante. Il ne s'agit pas d'un projet partisan", explique la nièce de la présidente du Front national, tout en défendant son projet de tout rattachement à un parti politique, et qui, selon elle, "ne sert aucun d'eux".

"En revanche, il est bien un projet politique. Nous souhaitons être le terreau dans lequel tous les courants de la droite pourront se retrouver et s'épanouir", poursuit-elle, en appelant à "davantage oeuvrer en parallèle (de la politique électorale), sans négliger aucune strate de la société".

Elle prendra la parole jeudi à Washington

La petite-fille de Jean-Marie Le Pen pose comme "vocation" de son projet de "détecter et former les dirigeants de demain", "ceux qui auront le courage, l'intelligence, le discernement et les compétences pour agir efficacement dans la société et au service de la société", en proposant des formations "du magistère à la formation continue, ainsi que des universités d'été""Nous donnerons des armes intellectuelles, culturelles, juridiques, techniques et médiatiques à nos jeunes afin qu'ils soient les plus performants possibles dans l'entreprise comme dans l'arène politique", promet-elle encore, en fixant comme objectif "qu'à l'issue de leur formation nos étudiants soient en mesure d'analyser, d'agir et d'influencer dans la société à travers la politique ou l'entreprise".

L'ancienne plus jeune députée de l'Assemblée nationale lors de la législature 2012-2017, aujourd'hui âgée de 28 ans, "constate" en outre "que la droite enracinée et entrepreneuriale a encore du chemin à faire pour peser concrètement dans les affaires de la cité". "Je suis convaincue que notre famille de pensée doit investir davantage le champ de la métapolitique", affirme l'ancienne parlementaire, qui doit par ailleurs intervenir jeudi lors de la Conservative Political Action Conference (CPAC), un rendez-vous annuel des conservateurs américains.

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