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Pascale Peraïta réclame 280 000 euros de dommages au Samusocial

Pascale Peraïta réclame des indemnités pour son licenciement | © BELGA PHOTO DIRK WAEM

Politique

Pascale Peraïta, l’ancienne directrice du Samusocial, exige des indemnités de licenciement à hauteur de 280 000 euros brut devant le tribunal du travail, rapporte mardi L’Echo sur base des informations d’une source judiciaire.

L’affaire sera introduite mardi prochain devant le tribunal du travail de Bruxelles, a confirmé l’avocat de Pascale Peraïta. Cette dernière a assigné son ancienne ASBL ainsi que la Cocom (Commission communautaire commune) et exige des indemnités de licenciement pour un contrat de travail courant de 2001 à 2017. La somme demandée est établie aux alentours de 280 000 euros bruts, auxquels s’ajoute une prime relative à la protection de congé politique dont Mme Peraïta bénéficiait au sein du CPAS.

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Le Samusocial est assigné en tant qu’employeur, alors que Pascale Peraïta estime que la Cocom, depuis juin 2017, a poussé le Samusocial à la licencier. Il s’agirait ainsi d’une procédure rare, au titre de la « tierce complicité« , qui pourrait prendre plus d’un an au total.

Rémunérations indues

Pour rappel, le Samusocial, acteur bruxellois majeur dans le secteur de l’aide aux sans abris, avait fait la une des journaux au printemps dernier après qu’il ait été révélé que certains administrateurs de l’asbl, dont le bourgmestre Yvan Mayeur mais aussi Pascale Peraïta, présidente du CPAS de la Ville, auraient perçu des sommes conséquentes pour leur présence à des réunions fictives. Ainsi en 2015 et 2016, le montant consacré aux rémunérations s’élevait par exemple à 56 000 et 59 920 euros, répartis via des jetons de présence de 140 euros. Et ensemble, Pascale Peraïta et Yvan Mayeur auraient perçu les deux tiers du budget prévu pour les administrateurs, soit 37 800 euros. Ce qui n’empêche pas cette dernière aujourd’hui de réclamer des indemnités.

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