Paris Match Belgique

Mahmoud Abbas insulte l’ambassadeur US et Washington riposte

Mahmoud Abbas a qualifié l'ambassadeur US de "fils de chien" | © BELGA PHOTO DIRK WAEM

Politique

Le président palestinien Mahmoud Abbas a qualifié lundi de « fils de chien » l’ambassadeur américain en Israël David Friedman, dans un contexte de vives tensions entre la direction palestinienne et l’administration Trump. Et Washington n’a pas pris cette insulte à la légère. 

« L’ambassadeur américain à Tel-Aviv est un colon et un fils de chien », a dit M. Abbas dans un discours à Ramallah dénonçant la politique de l’administration Trump face au conflit israélo-palestinien. David Friedman est au sein de l’administration Trump une figure honnie par la direction palestinienne. M. Friedman, autrefois avocat de Donald Trump, a pris ses fonctions en mai 2017 précédé par ses positions controversées en faveur de la colonisation. Il est aussi un ardent défenseur de la reconnaissance de Jérusalem comme la capitale d’Israël et du transfert, à ce titre, de l’ambassade des Etats-Unis en Israël de Tel-Aviv à Jérusalem.

Lire aussi > La Suède met Washington en garde contre son attitude envers la Palestine

La Maison Blanche a dénoncé avec force les « insultes déplacées » du président palestinien Mahmoud Abbas, l’appelant à faire un choix clair entre une « rhétorique haineuse » et la paix.

L’heure est venue pour le président Abbas de choisir entre la rhétorique haineuse et des efforts concrets pour améliorer la qualité de vie de son peuple et l’emmener vers la paix et la prospérité.
Jason Greenblatt, émissaire de Donald Trump pour le conflit israélo-palestinien

« En dépit des insultes totalement déplacées contre des membres de l’administration Trump, (…) nous nous sommes engagés envers les Palestiniens et en faveur des changements qui doivent être mis en place pour une coexistence pacifique », poursuit M. Greenblatt. « Nous finalisons notre plan pour la paix et nous le présenterons quand les conditions seront réunies », conclut-il. Après plusieurs décisions montrant selon eux le parti pris ouvertement pro-israélien de l’administration Trump, les Palestiniens ont fait savoir que les Etats-Unis étaient disqualifiés dans le rôle de médiateurs, suscitant des interrogations sur la possibilité que le plan américain soit mort-né.

CIM Internet