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Ce qu’il faut retenir de l’interview d’Emmanuel Macron sur TF1

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Exercice de pédagogie dans une classe en Normandie. | © AFP PHOTO / POOL / YOAN VALAT

Politique

Depuis l’école d’un petit village de l’Orne, Emmanuel Macron a été interviewé par Jean-Pierre Pernault, jeudi à 13h. Son troisième entretien télévisé depuis son élection il y a près d’un an.

D’après un article de Paris Match

Sur la Syrie

« Nous aurons des décisions à prendre en temps voulu, quand nous le jugerons le plus utile et le plus efficace », a-t-il dit à propos d’éventuelles frappes en Syrie, riposte à l’attaque chimique présumée dans la Ghouta orientale. Sur le fond, il est cependant resté ferme dans ses accusations, disant avoir « la preuve » que « des armes chimiques ont été utilisées, au moins du chlore, et qu’elles ont été utilisées par le régime de Bachar al-Assad ».

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Sur la suppression de la taxe d’habitation

Emmanuel Macron « n’a aucun regret » sur ce sujet. « C’est l’impôt le plus injuste qu’il soit », a-t-il insisté. « C’est un impôt qui touche la France périphérique (…) il est généralement beaucoup plus élévé dans les petites et moyennes que dans les grandes villes », a-t-il argumenté. Il confirme que tout le monde sera exonéré de la taxe d’habitation à la fin du quinquennat. « C’est l’objectif. J’avais dit 80%, je souhaite que ça soit la totalité (..) On le fait par étape. Vous en verrez la première étape en novembre prochain ».

La SNCF restera à 100% publique.

Sur la réforme de la SNCF

« On ira au bout dans le respect de chacun, dans la considération et sans que nul n’oppose les Français entre eux », a déclaré Emmanuel Macron à propos du projet de réforme de la SNCF, alors que le mouvement de grève reprend jeudi soir. « N’ayez pas de craintes illégitimes, la SNCF restera à 100% publique, ce sera dans la loi, et les cheminots qui sont aujourd’hui cheminots resteront cheminots », a-t-il poursuivi. Il leur demande « d’avoir toute la considération qu’il faut pour nos concitoyens qui subissent (la grève), pour les entreprises qui peuvent tomber à cause de cette grève » et les appelle au « calme » assurant qu’il les a « entendu » . « Mais la bonne réponse, ce n’est pas d’arrêter de faire la réforme, c’est de la faire ensemble ».

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AFP PHOTO / POOL / YOAN VALAT

Sur les blocages des universités

À propos des blocages dans plusieurs facs, en réaction notamment à la réforme de l’accès à l’université, Emmanuel Macron estime que dans « beaucoup d’universités occupées, ce ne sont pas des étudiants mais ce sont des agitateurs professionnels, des professionnels du désordre ». Ces derniers « doivent comprendre que nous sommes dans un état d’ordre », a-t-il ajouté. « Et les étudiants doivent comprendre une chose : c’est que s’il veulent avoir leurs examens en fin de l’année, c’est mieux de les réviser, parce qu’il n’y aura pas d’examen en chocolat dans la République ».

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