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L’ex-directeur du FBI le compare à un « mafieux », Trump le traite de « menteur »

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"James Comey a organisé des fuites et est un menteur avéré". | © AFP PHOTO / Nicholas Kamm

Politique

Donald Trump a traité vendredi de « menteur » James Comey, l’ex-directeur du FBI qu’il a limogé. Ce dernier vient de publier un livre brutalement critique du président américain, dans lequel il évoque notamment des mensonges invétérés et un code de loyauté auquel il soumet son entourage. 

« James Comey a organisé des fuites et est un menteur avéré », a tweeté le président de bon matin, accusant l’ancien directeur du FBI d’avoir « fait fuiter des information CLASSIFIEES, pour lesquelles il devrait être poursuivi ». « Presque tout le monde à Washington pensait qu’il aurait dû être viré pour le terrible travail qu’il faisait, jusqu’à ce qu’il soit, de fait, viré », ajoute-t-il dans deux longs tweets chargés de colère, dans lesquels il traite en particulier l’ancien patron de la police fédérale américaine de « raclure ». « Ce fut mon grand honneur de limoger James Comey ! », conclut le président.

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Un mafieux « détaché de la vérité »

Dans ses mémoires à paraître, dont des passages ont fuité dans la presse jeudi, l’ex-patron du FBI dresse un portrait critique et peu avantageux du locataire de la Maison Blanche. Selon James Comey, Donald Trump est un menteur invétéré soumettant son entourage à un code de loyauté rappelant l’attitude d’un chef « mafieux », rapporte Paris Match. Le président américain serait également obsédé par des détails scabreux le concernant. James Comey revient ainsi sur une demande d’enquête qu’aurait fait le milliardaire à propos des allégations le mettant en présence de prostituées russes en 2013 dans un hôtel à Moscou. « Je suis germophobe. Ce ne serait pas possible que je laisse des gens se faire pipi dessus devant moi« , aurait dit Trump à propos des relations sexuelles au cours desquelles les prostituées se seraient urinées dessus à sa demande.

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James Comey © AFP PHOTO / Brendan Smialowski

Ce « dossier » était jugé crédible par le renseignement américain, son authenticité avait ensuite été complètement remise en question, souligne Paris Match. Lors de cette discussion en 2017, Trump a demandé au chef du FBI de tordre le cou à ces affirmations qui lui étaient très défavorables « au cas où il existerait une seule chance sur 100 qu’elles soient prises au sérieux par sa femme, Melania« , selon James Comey qui décrit une scène digne de la mafia : « Le cercle silencieux qui acquiesce. Le boss qui fait le jour et la nuit. Les serments de fidélité. La vision du monde selon laquelle tous sont contre nous. Le mensonge généralisé, qu’il soit petit ou gros, au service d’une sorte de code de loyauté qui place l’organisation au-dessus de la moralité et de la vérité », écrit-il dans son livre intitulé A Higher Loyalty: Truth, Lies, and Leadership. Pour James Comey, le 45e président des Etats-Unis est « immoral, détaché de la vérité et des valeurs institutionnelles ». « Son leadership est transactionnel, axé sur l’ego et sur la loyauté personnelle », insiste-t-il.

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Lors d’une audition extraordinaire au Sénat, James Comey avait révélé les pressions venues de la Maison Blanche, le fait que le président ait exigé sa « loyauté » et qu’il lui ait demandé d’abandonner un volet de l’enquête portant sur le général Michael Flynn, son conseiller à la sécurité nationale, forcé à la démission. Dans son livre, il retrace ses 20 ans de carrière comme procureur à New York puis ministre adjoint de la Justice dans le gouvernement de George W. Bush, et chef du FBI entre 2013 et 2017.

(Avec Belga)

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