Paris Match Belgique

Crise des migrants : Theo Francken et le bourgmestre de Schaerbeek se renvoient la balle

schaerbeek

Bernard Clerfayt, bourgmestre de Schaerbeek. | © BELGA PHOTO THIERRY ROGE

Politique

Le bourgmestre de Schaerbeek Bernard Clerfayt (DéFI) dénonce lundi l’inertie des autorités fédérales concernant la présence de nombreux migrants, en transit en Belgique, à proximité de la Gare du Nord à Bruxelles.

Vendredi 4 mai, le secrétaire d’Etat à l’Asile et la Migration Theo Francken (N-VA) qui veut en finir avec « la politique Bisounours envers les illégaux » accusait le bourgmestre de Schaerbeek Bertrand Clerfayt (déFI) de mener « un petit jeu électoraliste en se faisant passer pour le plus grand des humanistes » et de ne pas régler la question de la centaine de migrants en transit qui dorment actuellement chaque soir à la gare de Bruxelles-Nord. Selon Bernard Clerfayt, le problème relève toutefois de la compétence du fédéral dont dépend la police des chemins de fer en charge du maintien de l’ordre dans les gares. Il estime également que la politique de dureté prônée par Théo Francken et Jan Jambon en matière d’immigration ne livre aucun résultat et est une stratégie du pourrissement.

Lire aussi > Appliquer la politique migratoire australienne : le rêve de Théo Francken est-il possible en Belgique ?

Une réunion destinée à faire le point sur la question a lieu ce lundi matin entre le ministre de l’Intérieur Jan Jambon (N-VA), le secrétaire d’Etat à l’Asile et la Migration Theo Francken (N-VA), les services de police locale et fédérale ainsi que l’Office des Etrangers.

Chaque migrant présent à la gare du Nord est la preuve de la faillite des promesses de Jan Jambon et de Theo Francken.

« Les seules opérations de police menées à la gare du Nord ont été effectuées les 4, 5 et 6 septembre derniers à ma demande car la présence de plus de 500 migrants posait des problèmes de sécurité. Théo Francken s’en est félicité par tweets, mais ses services n’ont rien fait pour régler le problème. L’Office des Etrangers ne pouvait traiter que 20 cas par jour si bien que les deux tiers des personnes interpellées par la police locale au cours de ces opérations se retrouvaient à la rue au bout de 24 heures faute de réponse de l’Office », indique Bernard Clerfayt.

Lire aussi > Theo Francken : Pourquoi les polémiques du « Trump flamand » profitent autant au gouvernement

« Les migrants relâchés écopaient d’un ordre de quitter le territoire endéans les trois mois. Durant ce laps de temps où leur présence sur le territoire est légale, aucune prise en charge ne leur est proposée donc logiquement, ils se regroupent à la gare du Nord où ils bénéficient de la solidarité citoyenne. Les dispositifs hivernaux étant maintenant fermés, le problème reprend de l’ampleur. Le fédéral persiste à ne pas intervenir dans les gares, où la police est d’ailleurs en sous-effectifs, ce qui est un choix politique. Il préfère envoyer des policiers chasser les migrants qui se trouvent sur les aires d’autoroutes en Flandre afin que le problème se concentre sur Bruxelles. J’estime dès lors que chaque migrant présent à la gare du Nord est la preuve de la faillite des promesses de Jan Jambon et de Theo Francken », conclut-il.

Avec Belga

CIM Internet