Paris Match Belgique

Malgré la colère, Trump repart à l’attaque contre les migrants

Donald Trump à la Maison Blanche vendredi. | © Leah Millis / Reuters

Politique

Le président des Etats-Unis, après avoir esquissé un repli cette semaine dans sa politique de séparation des enfants de leurs parents migrants, a maintenu vendredi sa rhétorique anti-immigration.

Donald Trump sait utiliser les victimes à son avantage. En campagne, il avait réuni des femmes accusant Bill Clinton d’agression sexuelle ou de viol avant un débat face à Hillary Clinton, immédiatement après des révélations sur son propre comportement sous la forme d’un enregistrement réalisé à son insu durant le tournage de l’émission «Access Hollywood». Régulièrement en campagne, il s’est affiché aux côtés des familles de victimes de crimes perpétrés par des sans papiers pour défendre sa politique hostile aux migrants. Il l’a fait de nouveau, vendredi, après avoir déclaré sur Twitter que les démocrates relaient des « histoires bidon de tristesse et de deuil, en espérant que ça va les aider aux élections ».

Lire ausi > Qui est Nikki Haley, la dame de fer de Donald Trump ? 

« Ce sont des citoyens américains séparés de manière permanente de leurs proches », a-t-il déclaré. « Le mot important ici est « permanente » » a-t-il ajouté, déplorant que les médias ne leur accordent, selon lui, pas assez d’attention. « Voilà les histoires que les démocrates et les gens faibles sur l’immigration, ils ne veulent pas en parler, ils ne veulent pas entendre, ils ne veulent pas voir », a dit le président, cité par le «Washington Post».

Confusion

Cette contre-attaque intervient alors que l’administration Trump ne parvient pas à surmonter la confusion déclenchée par la décret signé par Trump pour mettre fin aux séparations familiales. Le texte devrait impliquer la détention des familles pour des périodes indéterminées, ce qui se heurte à des obstacles juridiques. Les autorités, qui peinent à faire face aux cas des enfants déjà détenus en dépit de la décision présidentielle, travaillent sur des plans d’incarcération de dizaines de milliers de personnes, peut-être sur des sites militaires.

CIM Internet