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Vladimir Trump : la couverture du « Time » s’offre un montage troublant

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Un montage pour le moins intrigant. | © "Time" Cover (capture d'écran).

Politique

La Une du Time fait de nouveau l’évènement avec un photomontage des plus intrigants, combinant les visages de Donald Trump et Vladimir Poutine, suite au sommet d’Helsinki dont ce dernier est sorti grand vainqueur.

Encore une fois, l’équipe éditoriale du Time frappe un grand coup. Et encore une fois, l’hebdomadaire s’attaque à sa cible préférée : le président américain. Dans un photomontage bien senti et limite inquiétant, les graphistes de la célèbre publication américaine ont mixé les visages de Vladimir Poutine et Donald Trump.

Couverture du « Time » du 30 juillet 2018.

Dans une vidéo publiée sur le compte Twitter du Time, on peut même admirer la transformation et se sentir troublé par cet être imaginaire situé entre les deux hommes. Sobrement intitulé « Le sommet de crise », cette Une fait bien sûr référence à la rencontre du début de semaine à Helsinki. Et pose une question en sous-texte : Les deux hommes sont-ils une seule et même personne ?


Pour rappel, Donald Trump a été outrageusement dominé lors de sa rencontre à Helsinki face à son homologue. Et le président américain a subi de violentes critiques, venant de tous les côtés aux États-Unis, pour son attitude et ses déclarations.

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Devant les caméras et journalistes lors d’une conférence de presse hallucinante, le président américain avait tout simplement refusé de condamner Moscou pour l’ingérence supposée dans la campagne présidentielle américaine de 2016 alors que les trois agences de sécurité du pays (FBI, CIA et NSA) assurent tout le contraire. « Je ne vois aucune raison pour que ça soit la Russie », avait-il déclaré à propos de cette ingérence.

Une volte-face de plus

La consternation s’est alors abattue de toutes parts. Aussi bien la presse américaine que le camp démocrate et (fait plus surprenant) le camp républicain se sont indignés de voir leur président baisser la garde et ne pas défendre les institutions américaines.

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Le président américain a depuis « trouvé » une excuse pour calmer le jeu. Mais le mal est déjà fait. « La phrase aurait dû être : ‘Je ne vois aucune raison pour que ça ne soit pas la Russie’, une sorte de double négative », a assuré Trump, lisant un texte préparé à l’avance le lendemain des faits. « Donc vous pouvez noter ça, et je pense que ça clarifie probablement les choses assez bien ».


La complaisance affichée entre les deux présidents a marqué les esprits aux États-Unis. Cette Une du Time ne vient que le confirmer. Et encore plus placer l’actualité sous le sceau des frasques et retournements de Donald Trump.

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