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Affaire Benalla : « Le seul responsable, c’est moi et moi seul », assume Emmanuel Macron

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Emmanuel Macron, le 19 juillet dans le sud de la France. | © AFP PHOTO / Nicolas TUCAT

Politique

Le président de la République Emmanuel Macron a pris la parole devant les députés de la France insoumise. Il a assumé ses responsabilités quant au recrutement d’Alexandre Benalla et à la sanction prise après les violences du premier mai dernier.

Dans l’affaire Benalla, « le responsable c’est moi« , a affirmé mardi Emmanuel Macron devant des députés de la majorité, fustigeant « la République des fusibles » et disant avoir ressenti les « actes du 1er Mai » de son collaborateur comme « une trahison« , selon des propos rapportés. « Ça n’est pas la République des fusibles, la République de la haine« , a déclaré le chef de l’Etat, invité surprise devant des élus et plusieurs membres du gouvernement réunis à la maison de l’Amérique latine pour un pot de fin de session parlementaire des députés de la majorité LREM-MoDem.

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« On ne peut pas être chef par beau temps. S’ils veulent un responsable, il est devant vous. Qu’ils viennent le chercher. Je réponds au peuple français« , a ajouté le président, alors que son silence depuis l’éclatement de l’affaire Benalla lui a été reproché par les oppositions.

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AFP PHOTO / POOL / PHILIPPE WOJAZER

« Un militant très engagé pendant la campagne »

« La République exemplaire n’empêche pas les erreurs. S’ils cherchent un responsable, le seul responsable, c’est moi et moi seul. C’est moi qui ai fait confiance à Alexandre Benalla. C’est moi qui ai confirmé la sanction« , a poursuivi le président, toujours selon des propos rapportés, alors qu’à l’Assemblée comme au Sénat, des commissions d’enquête sont en cours.

« Personne dans mon cabinet n’a jamais été soustrait aux lois de la République. Jamais« , a aussi assuré M. Macron, qui s’est exprimé pendant « une bonne demi-heure » devant « beaucoup » de monde, selon un élu.

Au sujet de M. Benalla, le président a aussi affirmé ne pas oublier « qu’il a été un militant très engagé pendant la campagne« , mais a dit avoir « ressenti les actes du 1er Mai comme une déception et une trahison« .

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