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François Fillon reste candidat

François Fillon mardi au SIMA (Mondial des Fournisseurs de l'Agriculture et de l'Elevage) , à Villepinte. | © AFP PHOTO / Christophe ARCHAMBAULT

Politique

François Fillon s’est exprimé ce midi sur les affaires qui le concernent et il l’a répété avec force : « oui il sera candidat à la Présidentielle française ». Il se rendra à la convocation des juges le 15 mars mais restera donc dans la course qu’il soit mis en examen ou pas. 

Après avoir reporté à la dernière minute sa visite au Salon de l’agriculture et entretenu le suspense autour de ce rebondissement, François Fillon a finalement annoncé lui-même la raison de cette improvisation généralisée : il est convoqué prochainement par les juges afin d’être mis en examen. « Mon avocat a été informé que je serai convoqué le 15 mars par les juges d’instruction afin d’être mis en examen », a déclaré François Fillon, mercredi midi face à la presse depuis son QG de campagne à Paris, assurant « qu’il se rendrait bien à cette convocation ».

Trois juges d’instruction ont été saisis pour enquêter dans cette affaire d’emplois présumés fictifs de Penelope Fillon, mais aussi de deux des enfants de François Fillon comme collaborateurs parlementaires. Mais « au delà de la procédure judiciaire, c’est au peuple français et à lui seul que j’en appelle désormais (…) parce que seul le suffrage universel et non pas une procédure menée à charge peut décider qui sera le prochain président de la République », a expliqué François Fillon qui a vigoureusement dénoncé l’institution judiciaire.

La présomption d’innocence a complètement et entièrement disparu

« Cette convocation s’inscrit dans la ligne d’une enquête menée depuis le début exclusivement à charge ». « Je n’ai pas été traité comme un justiciable comme les autres ». « La présomption d’innocence a complètement et entièrement disparu », a notamment accusé l’ancien Premier ministre de Nicolas Sarkozy.

« Par ce déchaînement disproportionné, sans précédent connu, par le choix d’un calendrier, ça n’est pas seulement moi qu’on assassine, c’est l’élection présidentielle », a-t-il jugé, en présence de plusieurs figures de son parti comme Valérie Pécresse, François Baroin, évoqué un temps comme un éventuel plan B, ou Eric Woerth.

François Fillon dénonçait dimanche une « quasi guerre civile »

Dimanche, l’ancien Premier ministre avait dénoncé un «climat de quasi guerre civile» après des incidents autour d’un meeting de Marine Le Pen à Nantes. La plupart des réunions publiques de François Fillon sont accompagnées de concerts de casseroles, souvent brandies par des militants de La France Insoumise de Jean-Luc Mélenchon, depuis les révélations du «Canard enchaîné» sur l’emploi de son épouse et de deux de ses enfants comme collaborateurs parlementaires.

Mardi, François Fillon avait consacré une partie de sa journée à l’agriculture, en visitant le SIMA (Mondial des Fournisseurs de l’Agriculture et de l’Elevage) qui se tient actuellement à Villepinte.

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