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Pourquoi Marine Le Pen doit-elle subir une expertise psychiatrique ?

Marine Le Pen, le 16 septembre 2018. | © AFP PHOTO / YANN COATSALIOU

Politique

La présidente du Rassemblement national Marine Le Pen a été invitée à se soumettre à une expertise psychiatrique après avoir diffusé des « images violentes » de l’État Islamique.

 

« Jusqu’où vont-ils aller ? » Marine Le Pen s’est insurgée ce jeudi 20 septembre contre la justice française qui l’a invitée à se soumettre à une expertise psychiatrique.

En cause, des photos des exactions de Daech publiées par la présidente du Rassemblement national (ancien FN) en 2015 sur Twitter. « Je croyais avoir eu droit à tout : eh bien non ! Pour avoir dénoncé les horreurs de Daech par tweets, la ‘justice’ me soumet à une expertise psychiatrique ! »

Une procédure « automatique » et « courante »

Comme le rapporte France Info, l’affaire avait d’ores et déjà placé Marine Le Pen en examen pour « diffusion d’images violentes », un délit passible de trois ans d’emprisonnement et 75 000 euros d’amende. Documents à l’appui, la leader de l’extrême droite française déclare aujourd’hui être soumise à une expertise psychiatrique. « C’est proprement hallucinant. Ce régime commence à me faire peur », a-t-elle écrit sur Twitter, bien qu’elle puisse toujours refuser de répondre à la convocation.

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Si la décision de la justice peut sembler étonnante, la procédure apparaît comme étant « automatique » et « courante ». Interrogé par France Info, Jacky Coulon, secrétaire national de l’Union syndicale de la magistrature (USM) explique : « C’est à l’appréciation du juge, au cas par cas. Il estime avoir besoin d’éléments supplémentaires sur la personnalité de la personne mise en examen ». « C’est relativement fréquent pour évaluer le degré de responsabilité, et parfois de dangerosité, de personnes fragiles qui publient des images sur Internet sans forcément se rendre compte des répercussions de leurs actes », précise encore au Huffington, Me Juliette Daudé, avocate au Barreau de Paris.

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