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Quand Donald Trump s’en prend aux femmes journalistes

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Le président américain lors de la fameuse conférence de presse, le 1er octobre. | © AFP PHOTO / Jim WATSON.

Politique

Réflexion sexiste, index accusateur et parole coupée : la conférence de presse du président américain, ce 1er octobre, a été particulièrement méprisante envers les femmes journalistes.

Méprisant, voire totalement agressif envers les femmes journalistes présentes, tel fut le comportement de Donald Trump, ce lundi le 1er octobre, lors d’une conférence de presse donnée pour louer le nouvel accord AEUMC, traité de libre-échange signé avec le Canada et le Mexique.

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Entouré de sa garde rapprochée, il s’est en premier lieu ouvertement moqué d’une des reporters présentes au micro de son pupitre, alors qu’il venait de la désigner pour qu’elle puisse poser une question. « Elle est en état de choc que je l’interroge », s’est amusé Donald Trump, comme s’il était seul et tandis que la journaliste, Cecilia Vega, correspondante pour ABC, semblait vérifier qu’il lui laissait bien la parole. Elle lui répond enfin, très simplement et poliment : « Je ne le suis pas, merci Monsieur le Président. »

Un échange qui laisse perplexe

Le milliardaire s’est empressé d’ajouter : « Je sais que vous ne le pensez pas, vous ne le faites jamais ». Lapidaire, gratuit, le ton du président américain a interpellé plus d’un internaute.


Une phrase assassine qui a surpris la journaliste. « Pardon ? » a-t-elle demandé au chef de l’État. Derrière lui, une flopée de conseillers, tous des hommes, adoptent pour certains une mine gênée, pour d’autres un sourire approbateur. « Rien, allez-y. Allez-y », a répondu le président.

Donald Trump a ensuite refusé de répondre à sa question, qui portait sur l’affaire Kavanaugh, préférant parler de commerce. « Une conférence de presse signifie que l’on peut poser toutes les questions que l’on souhaite », a réagi la journaliste sur Twitter.


Condescendant et autoritaire face aux questions posées par deux autres femmes reporters, le président a ensuite aggravé son cas suite à une question du journaliste de NBC Peter Alexander, toujours sur l’affaire Kavanaugh. En faisant référence directement aux médias, il les a qualifiés de « loco » (« fous » en espagnols), précisant qu’il utilisait cette expression car la conférence était en rapport avec le Mexique. Malgré cette clarification, le mal était déjà fait.

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Le président américain est bien loin d’en être à son premier coup d’éclat sexiste ou à la première illustration de son manque de respect pour les femmes en général. Ses saillies, de la campagne à sa présidence, ne manquent pas.

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