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Donald Trump signe une nouvelle version de son décret migratoire qui exclut l’Irak

Donald Trump au Congrès le 28 février 2017. | © BELGA/Jim LoScalzo/Pool via CNP - NO WIRE SERVICE - Photo: Jim Loscalzo/Consolidated News Photos/Jim LoScalzo - Pool via CNP

Politique

Le président américain a signé ce lundi 6 mars un nouveau décret interdisant l’entrée aux États-Unis aux voyageurs de six des sept pays musulmans initialement ciblés, mais exemptant les détenteurs de visas et de « cartes vertes ».

 

L’Irak ne fait désormais plus partie des pays majoritairement musulmans (avec l’Iran, le Yémen, la Libye, la Syrie, le Soudan et la Somalie) initialement ciblés dans le premier décret migratoire de Donald Trump signé le 27 janvier dernier avant d’être bloqué par la justice américaine. Le gouvernement du 45e président américain aurait accepté de fournir des informations supplémentaires sur ses citoyens demandant des visas. Le décret, qualifié de « vital » pour la sécurité intérieure par le secrétaire d’État Tillerson, prendra effet le 16 mars pour une durée de 90 jours, selon une annonce de Kellyanne Conway, conseillère du président interrogée par la chaîne Fox News « L’Irak n’est plus sur la liste, en raison de leurs procédures de vérification renforcées et de leurs mesures de transmission d’informations ». Ce dont s’est déjà félicité le gouvernement irakien : « Le ministère des affaires étrangères exprime sa grande satisfaction après le décret publié par le président Donald Trump qui exempte les Irakiens de l’interdiction de voyager aux États-Unis », a déclaré dans un communiqué un porte-parole de ce ministère, Ahmed Jamal. La suspension de l’accueil de tous les réfugiés est également actée pour 120 jours. Mais ceux dont le voyage aux États-Unis était déjà programmé auront le droit de venir.

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Le premier décret avait créé un tollé mondial, Donald Trump étant accusé de discrimination envers les musulmans, potentiellement anticonstitutionnelles. La nouvelle version doit permettre de passer l’obstacle de la justice, qui avait suspendu l’application du texte initial le 3 février. Des détenteurs de cartes vertes ou de visas de tout âge avaient aussi été mis en détention voire expulsés. Des familles de réfugiés, billets d’avion en main, avaient été empêchées d’embarquer dans leur vol pour les États-Unis.

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Au moins 60 000 visas avaient été révoqués. Ces visas révoqués ont déjà commencé à être rétablis et seront pleinement acceptés, et toutes les personnes qui bénéficiaient d’un visa le 27 janvier pourront continuer à l’utiliser. Les autorités ont aussi révélé qu’environ 300 réfugiés présents aux États-Unis étaient la cible d’enquêtes du FBI pour terrorisme.

 

(Avec Belga)

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