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François Asselineau, le « nouveau » candidat du Frexit

L'ancien directeur de cabinet directeur de Charles Pasqua vient d'obtenir tous ses parrainages. | © ©Thomas Padilla/MAXPPP

Politique

François Asselineau, candidat autoproclamé du « Frexit », a obtenu plus de 500 parrainages d’élus. Il peut désormais ainsi se mêler à la course à la présidentielle française.

François Asselineau pourra être candidat à l’élection présidentielle française. Cet homme de 59 ans, ancien élu de droite, a validé 524 parrainages d’élus, selon le décompte publié vendredi par le Conseil constitutionnel. Son Union populaire républicaine (UPR), très active sur les réseaux sociaux, a été créée en 2007.


S’il n’a pas encore présenté son programme – il doit le faire le 14 mars – le candidat Asselineau se présente sur ses affiches comme « le candidat du Frexit », en référence à la sortie de la France de l’Union européenne. En 2012 déjà, le candidat avait revendiqué l’abandon de l’euro et la sortie de l’UE et de l’Otan. Il avait alors échoué à réunir les parrainages nécessaires.

Réforme constitutionnelle et référendums

Pour le reste, François Asselineau proposait en 2012 une vaste réforme constitutionnelle et l’organisation de référendums sur la politique énergétique de la France, sur la dette publique et sur l’immigration. Il délaissait volontairement de nombreux sujets. « Que ce soit la fiscalité, l’emploi, les transports, la ville, les sports, les sujets de société, le tourisme, etc. Toutes ces compétences sont d’ordre gouvernemental et les choix résulteront des élections législatives », était-il écrit dans le « Programme de Libération ».


Enarque, François Asselineau est passé par les cabinets de plusieurs ministres de droite – Gérard Longuet en 1993, Françoise de Panafieu en 1995, Hervé de Charette en 1996. Il a été directeur de cabinet de Charles Pasqua au Conseil général des Hauts-de-Seine. Il a été élu en 2001 conseiller de Paris sur une liste du Rassemblement pour la France, la formation souverainiste de Pasqua.

Sur son site Internet, l’UPR explique longuement la nature des liens entre l’ancien ministre de l’Intérieur et son président. « Monsieur Asselineau n’a jamais travaillé au ministère de l’Intérieur et qu’il n’a jamais été, ni de près ni de loin, mêlé aux « affaires politico-judiciaires » de monsieur Pasqua qui ont émaillé la chronique ces dernières années », est-il notamment écrit.

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Asselineau n’est pas le seul à avoir obtenu ses 500 parrainages ce week-end, puisque Jean-Luc Mélenchon vient tout juste de faire son annonce.

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