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Publifin : la directrice générale Bénédicte Bayer dément avoir soustrait des documents

Commission d'enquête auditionnant pour la première fois le patron de Nethys Stéphane Moreau, le 10 mars 2017 au Parlement de Wallonie, à Namur. | © Belga

Politique

La directrice générale de Publifin Bénédicte Bayer, par ailleurs membre du comité de direction de Nethys, sera entendue ce jeudi par les députés de la commission d’enquête sur Publifin.

Perquisitionnée et auditionnée par la police sur base d’un témoignage l’accusant d’avoir soustrait des documents, Bénédicte Bayer, directrice générale de Publifin et membre du comité de direction de Nethys, affirme lundi dans les pages du Soir que c’est « dingue et totalement faux ». Elle ne donne pas le montant de sa rémunération, et affirme que « tout le monde » était au courant du mode de fonctionnement des comités de secteur.

Simple emprunt

Mme Bayer reconnait emporter des documents en soirée chez elle en quittant le bureau, mais indique qu’elle les ramène systématiquement le lendemain.

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Interrogée sur l’éventuelle disparition de documents, elle confirme que « non seulement on ne me l’a pas demandé et je ne l’ai pas fait du tout sans qu’on me le demande. » Quant au montant de sa rémunération, Mme Bayer ne donne pas de chiffres, mais indique que c’est « moins que » les 290.000 euros brut théoriquement fixés pour les entreprises publiques. « De toute façon, si je donne ma rémunération, ce sera toujours trop. Je travaille tout le temps. À la minute, (…), je gagne moins que les ouvriers les moins payés ici », ajoute-t-elle.

« Tout le monde » au courant

Non nommée, elle précise avoir un statut « difficile, mais qui est nécessaire à ma fonction ».

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Je dois être indépendante et au besoin, pouvoir dire m… à quelqu’un.

Elle affirme encore que « tout le monde » était au courant du mode de fonctionnement des comités de secteur, et des rémunérations des mandataires. « Tout le monde le savait – mais attention, il y a quand même plein de gens qui étaient aux réunions. C’est un problème de partis, c’est un problème politique. Ce sont les présidents de comités de secteurs qui doivent faire régner l’ordre dans leurs assemblées. Ce n’est pas au management. »

(Avec Belga)

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