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Marine s’en va-t-en guerre

Marine Le Pen à son QG de campagne, rue du Faubourg Saint-Honoré à Paris, le 10 janvier, son pin's à la boutonnière. © Alvaro Canovas | © Alvaro Canovas

Politique

Son lancement de campagne était prévu pour le 4 février, mais « J’avais des fourmis dans les pattes ! », s’exclame-t-elle alors que pour la première fois, les sondages envisagent son absence au second tour. Un aperçu de notre récit sur la candidate française qui passe désormais à l’attaque, à retrouver en kiosque dès ce jeudi 19 janvier.

 

« Je sais ce que je lui dois », dit-elle de son père

« Jean-Marie a porté seul ce discours pendant des années. Il a surmonté toutes les péripéties, les obstacles, les batailles. Je sais ce que je lui dois, même si, aujourd’hui, les ponts sont coupés. Il a fallu que je choisisse en 2015 entre mon père et mon parti, j’ai choisi mon parti. Si c’était à refaire, je le referais », explique Marine Le Pen. « Les Le Pen ne sont pas une famille où l’on coupe le gigot le dimanche autour d’une grande table, mais tout ce qui se passe dans une vie familiale ne se passe plus chez nous : les coups de fil, les déjeuners, les anniversaires. À 88 ans, mon père ne cède sur rien. Ça le tient. Son désir de revanche est devenu un objectif en soi. Mais il faut savoir passer la main », déplore-t-elle.

Elle minimise ses divergences avec Marion Maréchal-Le Pen

« Ces différends sont minimes », balaye Marine Le Pen à propos des multiples polémiques qui l’ont opposée à sa nièce, Marion Maréchal-Le Pen. « Chacun a le droit d’avoir sa sensibilité », estime-t-elle.

Elle s’est préparée à l’affrontement

La candidate d’extrême droite s’est reposée durant les vacances de Noël, en famille. Elle a perdu 12 kilos et se dit désormais « impatiente ».

Marine Le Pen
©Sam Levine/Huffington Post

Marine Le Pen assure qu’elle n’a pas cherché à rencontrer Trump

Jointe à New York, Marine Le Pen assure que son escapade à la Trump Tower n’avait pas pour but de rencontrer le président-élu des Etats-Unis. « Avouez que le moment aurait été mal choisi alors qu’il est en guerre avec les services secrets et à quelques jours de son investiture ! »

Lire aussi : Marine Le Pen assure n’avoir pas tenté de rencontrer Trump

« Fillon, c’est Hibernatus »

« François Fillon affiche une  grande fermeté, mais il est empêtré dans un programme brutal qu’il n’assume pas. C’est dur d’être en première ligne quand on a été, toute sa carrière, planqué derrière Joël Le Theule, Philippe Séguin, Edouard Balladur ou Nicolas Sarkozy… Depuis sa victoire en novembre, le député de Paris est comme tétanisé, couché sur le ballon. C’est Hibernatus », explique-t-elle à Paris Match.

L’enquête sur les assistants parlementaires? « Minable »

La présidente du FN n’apprécie pas du tout l’enquête sur les assistants parlementaires du parti au Parlement européen. Une information judiciaire a été ouverte pour abus de confiance et recel, escroquerie en bande organisée, faux et usage de faux, travail dissimulé. « Une minable manoeuvre politicienne. La justice est instrumentalisée par un pouvoir qui donne des ordres au parquet. Tout cela n’ira nulle part », dénonce-t-elle.

 

Retrouvez l’intégralité de notre récit et nos photos dans Paris Match n°3531, en kiosque jeudi

Article originellement publié sur parismatch-france par Virginie Le Guay

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