Paris Match Belgique

Le syndrome de l’imposteur, le complexe persistant de Michelle Obama

michelle obama

Michelle Obama, au Royal Festival Hall, le 3 décembre 2018. | © Ben STANSALL / AFP

Politique

En visite dans une école londonienne, Michelle Obama a déclaré souffrir du syndrome de l’imposteur, ou le doute de ne pas être à la hauteur et de remettre constamment ses capacités en question.

 

Elle a été la Première dame des États-Unis, a inspiré des milliers d’Américains à travers sa campagne de lutte contre l’obésité infantile et vient tout juste de publier ses mémoires qui figurent déjà dans le classement des best-sellers 2018. Avec tout ça, on pourrait penser que côté self-esteem et confiance en soi, rien ne puisse arrêter Michelle Obama. Pourtant, lors d’un entretien privé rapporté par la BBC, l’ex-First lady a déclaré que c’était loin d’être le cas.

Actuellement à Londres pour la promotion de son autobiographie, Michelle Obama était attendue ce lundi au Royal Festival Hall pour un entretien particulièrement attendu avec l’auteure féministe nigériane Chimamanda Ngozi Adichie. Quelques heures avant, elle recevait un accueil tonitruant à l’école Elizabeth Garrett Anderson dans le nord de Londres, qu’elle avait déjà visité alors qu’elle était Première dame en 2009. Aux 300 élèves présents sur place, l’auteure de Devenir a déclaré souffrir du syndrome de l’imposteur, ou le doute de ne pas être à la hauteur et de remettre constamment ses capacités en question.

« Ca ne s’arrête jamais »

« J’ai encore un petit syndrome de l’imposteur, ça ne s’arrête jamais, même à cet instant où vous êtes en train de m’écouter », a-t-elle lancé aux étudiantes émues et admiratives. « Il ne me quitte pas, ce sentiment que vous ne devriez pas me prendre au sérieux. Qu’est-ce que je sais ? », a-t-elle ajouté. « Je partage cela avec vous parce que nous avons tous des doutes sur nos capacités, sur notre pouvoir et sur ce qu’est ce pouvoir. »

Lire aussi > Michelle Obama, mémoires d’une Première dame pas rangée

Une émotion ravivée, près de 10 ans après une première visite qui « avait déterminé » son « engagement dans le domaine de l’éducation ». « Je suis juste Michelle Robinson, cette petite fille du sud qui a fréquenté l’école publique », rapporte le Guardian. « Si je veux donner espoir aux gens, c’est une responsabilité », a-t-elle expliqué. « Je dois donc m’assurer que je suis responsable. »

Précieux conseils

Alors que le syndrome de l’imposteur touche de plus en plus de personnes, notamment chez les plus jeunes, l’épouse de Barack Obama conseille de « prendre le temps » et de « ne pas se presser à faire quoi que ce soit ». C’est ce qu’elle a notamment conseillé à la duchesse de Sussex Meghan Markle, qui a fait son entrée – non sans difficultés – dans la famille royale britannique. « Comme moi, Meghan n’a probablement jamais rêvé qu’elle vivrait une telle vie, et la pression que vous ressentez – de vous-même et des autres – peut parfois sembler énorme », a-t-elle déclaré avant conclure : « Je dirais qu’il y a tellement de manières de faire le bien lorsqu’on est dans une telle position. Je pense que Meghan peut optimiser son influence sur les autres, et son propre bonheur, en restant fidèle à ce qu’elle est ».

CIM Internet