Quatre femmes sont déjà dans la course à la présidentielle américaine de 2020

Quatre femmes sont déjà dans la course à la présidentielle américaine de 2020

élections présidentielles

Un record ! | © Unsplash/Raul Najera

Politique

Après Elizabeth Warren, Kirsten Gillibrand et Tulsi Gabbard, la sénatrice californienne Kamala Harris a annoncé qu’elle visait, elle aussi, la Maison Blanche, devenant ainsi la quatrième femme candidate à l’investiture démocrate de 2020.

 

La course pour battre Donald Trump est officiellement lancée. Depuis plusieurs jours, les candidats se succèdent du côté démocrate. En plus de l’ex-sénateur de l’État de Virginie occidentale Richard Ojeda, de l’ancien représentant des États-Unis (Maryland) John Delaney et de Julian Castro, ex-ministre de Barack Obama qui ambitionne de devenir le premier président hispanique des États-Unis, quatre femmes participent, elles aussi, à la course à l’investiture du parti bleu dans la perspective de l’élection présidentielle de 2020. Si ce nombre peut encore s’agrandir, il s’agit déjà d’un record historique puisque c’est la première fois que plus d’une démocrate fait campagne pour l’investiture de son parti. Qui sont-elles ?

On ignore toujours si des Républicains oseront se présenter contre Donald Trump, dans l’hypothèse où il briguerait un second mandat. En 2016, la course à l’investiture du parti n’avait compté qu’une seule candidate, Carly Fiorina, pour seize hommes.

Kamala Harris

Elle est la dernière à être entrée dans la course à la présidentielle américaine. Ce lundi 21 janvier, la sénatrice californienne a annoncé sa candidature dans une vidéo diffusée sur Twitter où elle prône « la vérité », « la justice », « la décence », « l’égalité », « la liberté » et « la démocratie ». Après des semaines de rumeurs, la date choisie pour cette nouvelle, le Martin Luther King Day, n’est pas un hasard. Kamala Harris fut la première sénactrice noire de Californie et la première procureure générale noire, explique Quartz. Selon NPR, le logo de sa campagne s’inspirerait des designs utilisés par Shirley Chisholm, la première femme noire au Congrès qui, en 1972, est devenue également la première femme noire à se présenter à la présidence des États-Unis. Née d’une mère d’origine indienne et d’un père émigré de Jamaïque, celle qui est déjà surnommée « l’Obama girl californienne » a quitté la justice en 2016 pour se lancer en politique. Au Sénat depuis janvier 2017, elle est notamment connue pour sa pugnacité lors des auditions sous haute tension, comme celle du candidat conservateur controversé à la Cour suprême Brett Kavanaugh et celle de James Comey, l’ancien directeur du FBI limogé par Donald Trump.

Kamala Harris. © NICHOLAS KAMM / AFP

Kirsten Gillibrand

La sénatrice de New York n’a « pas peur de défier Trump », a-t-elle lancé sur Twitter, après l’annonce de sa candidature sur le plateau du célèbre humoriste américain Stephen Colbert. La démocrate de 52 ans a affirmé vouloir se lancer dans la course à la présidentielle pour se « battre pour les enfants des autres aussi dur que je le ferais pour les miens », en défendant une société plus égalitaire, avec un système de santé qui « devrait être un droit, pas un privilège », une meilleure éducation publique et formation professionnelle « pour pouvoir accéder à la classe moyenne ». Au Sénat, Kirsten Gillibrand s’est illustrée pour sa lutte contre le harcèlement et les agressions sexuelles, notamment dans l’armée, déjà bien avant l’émergence du mouvement anti-harcèlement #MeToo.

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Kirsten Gillibrand. © ANGELA WEISS / AFP

Elizabeth Warren

L’ennemie préférée de Trump vise, elle aussi, la Maison Blanche. Élue dans le Massachusetts depuis 2013, la sénatrice démocrate de 69 ans a fait le premier pas le 31 décembre en direction d’une candidature à l’élection présidentielle de 2020 aux États-Unis, en lançant un « comité de soutien » pour récolter des fonds en vue d’une éventuelle candidature. Dans une vidéo postée sur Twitter, elle assure vouloir « reconstruire la classe moyenne américaine », affaiblie selon elle par « les milliardaires et les grandes entreprises » qui ont « enrôlé des hommes politiques pour obtenir une plus grosse part » du gâteau. Ancienne enseignante dans le public et avocate, Elizabeth Warren s’est régulièrement engagée dans des joutes sur Twitter avec le président, qui l’a affublée du surnom « Pocahontas » pour moquer les origines amérindiennes qu’elle revendique.

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Elizabeth Warren © Joseph PREZIOSO / AFP

Tulsi Gabbard

À seulement 37 ans, l’élue démocrate hawaïenne du Congrès américain est jusqu’ici la plus jeune candidate. Mais Tulsi Gabbard est habituée à ce « titre ». En 2002, elle était, à 21 ans, le plus jeune membre de la Chambre des représentants d’Hawaï dans toute son histoire, ainsi que la plus jeune femme jamais élue à une Assemblée parlementaire aux États-Unis. Puis, en remportant la 2e circonscription d’Hawaï en novembre 2012, elle fit aussi bien qu’Elizabeth Holtzman, la députée démocrate de New York qui, en 1972, était devenue à 31 ans la plus jeune élue au Congrès, énumèrent nos confrères de La Libre. « Beaucoup de raisons m’ont poussée à prendre cette décision », a-t-elle déclaré sur CNN avant d’énumérer le système de santé, la réforme du système judiciaire et la lutte contre le changement climatique. Avec une question « principale, celle de la guerre et de la paix ». Ancienne major dans l’armée américaine, où elle servit à deux reprises en Irak, la jeune femme connait bien ce sujet. Hostile à la seconde guerre d’Irak et à l’intervention américaine en Syrie, elle s’est rendue à Damas en janvier 2017 où elle rencontra Bachar al-Assad. Une visite très critiquée aux États-Unis qui pourrait nuire à ses chances d’être élue. « Je n’avais au départ aucune intention de rencontrer Assad mais quand on me l’a proposé, j’ai estimé qu’il était important de le faire », s’était-elle justifiée à l’époque, rappelle Le Figaro.

© Timothy A. CLARY / AFP
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