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Face aux esquives de Benalla, l’ironie du sénateur Bas

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Le sénateur Philippe Bas (à droite). | © Thomas Padilla/MAXPPP

Politique

Interrogé lundi après l’audition d’Alexandre Benalla au Sénat, le président de la commission d’enquête Philippe Bas a estimé que l’ancien collaborateur de l’Elysée pourrait « faire du judo ».

D’après un article Paris Match France par La Rédaction avec AFP

Alexandre Benalla « devrait faire du judo, il en a le talent », a lancé le président de la commission d’enquête sénatoriale Philippe Bas, interrogé à propos de l’audition lundi de l’ancien chargé de mission de l’Elysée. « Alexandre Benalla devrait faire du judo, il en a le talent, c’est-à-dire que c’est vrai que lorsque vous êtes dans une posture difficile, il faut absolument trouver un argument même artificiel pour renverser la position », a déclaré Philippe Bas, interrogé sur le plateau d’« Audition publique » LCP-Public Sénat-AFP-Le Figaro sur la position de victime qu’avait pu défendre Alexandre Benalla.

Questionné sur les conséquences que pourrait avoir le refus de Alexandre Benalla de répondre à certaines questions de la commission, Philippe Bas a indiqué que la commission prendrait « en une seule fois les décisions qui (lui) paraissent être nécessaires », soit à la remise de son rapport.

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« Pour nous l’essentiel c’est d’abord de faire la vérité sur le fonctionnement de l’Etat dans cette affaire, (…) nous voulons faire des recommandations pour que tout ce que nous avons sous les yeux ne se reproduise pas et nous prendrons aussi s’il y a lieu des décisions vis-à-vis de l’autorité judiciaire. »

« Voir où sont les contradictions »

Philippe Bas s’est refusé à donner une date pour la remise du rapport. « Tout sera rendu absolument public dès que nous serons prêts. » « Le problème pour nous va être d’exploiter tout le matériau recueilli, de voir où sont les contradictions et même peut-être les invraisemblances et de dire quelle est notre intime conviction sur la manière dont l’Etat a fonctionné. »

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Est-ce une affaire d’Etat ? « C’est bien une affaire qui concerne l’Etat, mais qu’appelez-vous une affaire d’Etat ? », a botté en touche le président de la commission. Philippe Bas s’est dit « très heureux de constater que l’exécutif a compris que nous faisions simplement notre travail qui est celui de rechercher la vérité », après des déclarations du porte-parole du gouvernement Benjamin Griveaux reconnaissant des « dysfonctionnements » dans cette affaire.

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