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À Davos, la tenue de Charles Michel donne des frissons aux défenseurs des animaux

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Charles Michel, le 18 janvier 2019. | © BELGA PHOTO NICOLAS MAETERLINCK

Politique

La veste portée par le Premier ministre belge a Davos est signée Canada Goose, une marque particulièrement décriée par les défenseurs de la cause animale.

 

Quoi de mieux pour affronter le froid des Alpes suisses qu’une grosse doudoune en plume d’oie ? Pour son séjour à Davos dans le cadre du Forum économique mondial, Charles Michel a fait un choix vestimentaire qui aurait pu paraître anodin : une veste rembourrée de couleur kaki, idéale pour la saison.

Mais le petit logo bleu-blanc-rouge situé sur l’épaule gauche du manteau a attiré l’attention du quotidien flamand De Morgen. En effet, la veste du Premier ministre est signée Canada Goose, une marque particulièrement décriée par les défenseurs de la cause animale. Notamment depuis qu’elle est dans le viseur de la célèbre association PETA.

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© BELGA PHOTO BENOIT DOPPAGNE

Fashion faux pas

Comme le rapporte De Morgen, la marque canadienne est réputée pour ses vêtements résistants au froid et aux intempéries. Le hic, c’est que pour les produire, elle utilise de la vraie fourrure de coyote et dans des conditions brutales et déplorables, si l’on en croit l’association de défense animale. « Il y a de la souffrance dans chaque couture des vestes, parkas, doudounes ou autres vêtements vendus par Canada Goose », dénonce PETA, citée par nos confrères de Moustique. « Les coyotes sauvages qui sont piégés et abattus pour la confection des vestes Canada Goose peuvent souffrir des jours durant, et souffrir d’hémorragies, de déshydratation, de gelure, de gangrène et d’attaques de prédateurs. Ils sont souvent matraqués avant d’être écorchés », ajoute-t-on. Quant aux oies dont on prend les plumes pour rembourrer les duvets des vestes, « elles sont écrasées et étouffées », affirme PETA.

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© BELGA PHOTO BENOIT DOPPAGNE

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Interrogé par nos confrères flamands, le porte-parole de Charles Michel a affirmé qu’il n’était « pas du tout au courant de ces pratiques », précisant que la capuche de sa veste ne contenait aucune fourrure. De son côté, l’association de défense animale GAIA a déclaré que même si le Premier ministre n’était pas au courant des conditions de productions des vestes Canada Goose, « il serait préférable qu’il ne porte plus ce manteau maintenant qu’il en a été informé ». Et de conclure : « Les gens sont de plus en plus sensibles aux droits des animaux et le Premier ministre continue de servir d’exemple ».

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