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« Dis-le comme Marine » : un graphiste liégeois parodie la candidate FN

Anthony Barbarich propose aux internautes de faire parler Marine Le Pen. | © Capture d'écran @Anthory Barbarich

Politique

Lors du grand débat lundi 20 mars, Marine Le Pen a suscité incompréhension et railleries avec son minuscule graphique brandi à l’écran. Un schéma illisible qu’un jeune graphiste liégeois a choisi de détourner. 

Comme 9,8 millions de téléspectateurs, Anthony Barbarich était devant son écran pour suivre le débat du premier tour de la présidentielle française. À l’image des millions de spectateurs réunis devant leurs écrans, il a également dû se concentrer pour tenter de déchiffrer le schéma brandi par Marine Le Pen. Un moment qui a donné envie à ce graphiste liégeois de créer un site parodique.

« Dis-le comme Marine »

« Du point de vue de la communication, j’ai trouvé ça fou qu’elle brandisse un si petit schéma pour des données tellement importantes. Il y a quelques années, elle avait mis en garde contre les dérives d’internet, et j’ai eu envie de m’en servir pour détourner cette image » raconte Anthony. Le résultat : « Dis-le comme Marine », un site parodique qui clame que « un A4 à la télé vaut mieux qu’un long discours ». Affirmant avoir réalisé son site « avec amour et candeur pour le bien des Internets », Anthony offre la possibilité aux internautes de faire parler Marine par l’intermédiaire de la feuille brandie hier.

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Marine Le Pen lors du « Grand débat » – © Capture d’écran TF1

Une parodie interactive qui n’est pas sans rappeler les nombreux détournements auxquels avait donné lieu la lutte de Donald Trump avec son stylo-bille. Attablé dès 10 heures ce matin sur son projet de site internet, le graphie liégeois a mis un peu moins de 4 heures à le finaliser. « J’ai dû bidouiller un peu pour y arriver, et je risque sûrement de me faire engueuler un peu par mes clients, mais ça en valait la peine ».

Même au risque de s’attirer les foudres du camp Le Pen ? « J’y ai pensé, et ça m’a fait un peu flipper, mais je me suis dit qu’il fallait le faire quand même. Si on commence à s’auto-censurer, c’est la catastrophe pour la liberté d’expression ».

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