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La Russie fera tout pour protéger le Venezuela d’une intervention militaire

Venezuela

Il y a une semaine, des milliers de personnes manifestaient à Caracas contre le blocage de l'aide humanitaire à la frontière avec la Colombie. | © Ernesto Costante/Wostok Press/Maxppp

Politique

Cette mise en garde de la Russie, envers les États-Unis, n’est pas sans rappeler les tensions liées à la guerre froide.

La Russie est déterminée à empêcher une intervention armée au Venezuela, a prévenu dimanche le président de la chambre haute du parlement. « Nous avons très peur que les États-Unis organisent des provocations afin de générer des effusions de sang et trouver une raison et un prétexte pour une intervention », a ainsi déclaré Valentina Matvienko, présidente du Conseil de la Fédération dans des commentaires rapportés par l’agence de presse étatique russe Tass. « Mais nous ferons tout notre possible pour empêcher cela », a-t-elle prévenu, sans préciser comment son pays bloquerait une telle démarche.

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Une tension digne de la guerre froide

Les États-Unis n’ont pas explicitement exclu une intervention militaire au Venezuela, où une crise économique, que certains attribuent au président Nicolas Maduro, a provoqué une migration de masse en raison de graves conditions humanitaires. Ils soutiennent en outre Juan Guaidó, leader de l’opposition qui s’est auto-proclamé président en janvier dernier et qui a ensuite appelé à organiser de nouvelles élections présidentielles. Ce dernier est de plus soutenu par plusieurs autres pays d’Amérique latine et d’Europe.

Nicolas Maduro dispose, lui, du soutien de la Russie, de la Chine et de ses alliés régionaux que sont Cuba, le Nicaragua et la Bolivie.

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Samedi, le chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov avait déjà condamné, lors d’une conversation téléphonique avec son homologue américain Mike Pompeo, l’ « ingérence flagrante » des Etats-Unis au Venezuela. « La provocation et l’influence extérieure destructrice, même sous le prétexte hypocrite de l’aide humanitaire, n’ont rien à voir avec le processus démocratique », avait-il ajouté.

Avec Belga

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