Donald Trump critique les démocrates et l’enquête russe… et câline un drapeau

Donald Trump critique les démocrates et l’enquête russe… et câline un drapeau

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Donald Trump. | © Nicholas Kamm / AFP

Politique

Avant un discours musclé prononcé devant la CPAC, Donald Trump est entré sur scène en… câlinant un drapeau. La scène lui a valu quelques moqueries.

D’après un article Paris Match France par Kahina Sekkai

Donald Trump aime son pays et veut le monter. Samedi, alors qu’il s’exprimait lors de la Conservative Political Action Conference (CPAC), un événement annuel rassemblant les conservateurs américains à Oxon Hill (Maryland), le président américain a enlacé un drapeau américain en arrivant sur scène au son de « God Bless The USA ». Si le public, comme ses partisans, a applaudi et encouragé ce câlin, la gêne était palpable pour de nombreux utilisateurs de Twitter, qui se sont moqués de l’attitude du milliardaire. « Est-ce que le drapeau peut porter plainte pour harcèlement ? », a demandé @PawlingN.

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@EspoDave a lui fait un montage en remplaçant le drapeau américain… par un russe.

Ce câlin au drapeau américain survient quelques jours après une nouvelle polémique concernant Donald Trump. Il a été critiqué pour avoir déclaré qu’il croyait « sur parole » Kim Jong-un lorsque ce dernier disait qu’il n’était « pas au courant » des mauvais traitements subis par Otto Warmbier, un jeune Américain arrêté en Corée du Nord et libéré quelques jours avant de mourir en raison des terribles conditions de détention.

« Comment s’en sortaient-ils dans leurs pays ? Pas si bien, pas si bien »

Outre les critiques des démocrates et de leur Green New Deal pour l’environnement (« Quand le vent arrête de souffler, c’est la fin de l’électricité. ‘Dépêchons-nous chéri. Chéri, est-ce que le vent souffle aujourd’hui ? J’aimerais regarder la télé’ », s’est-il moqué), Donald Trump a une nouvelle fois évoqué des témoignages d’histoires allant dans son sens, évoquant des mères donnant « des tonnes de pilules contraceptives » à leurs filles adolescentes « parce qu’elles savent qu’elles vont être violées si elles s’approchent de la frontière sud ». Outre l’étrangeté médicale du propos (une surdose de pilule contraceptive ne renforce par son effet mais peut surtout être nocive), cette « histoire vraie racontée par la police aux frontières » n’avait pour but que de faire la promotion du mur qu’il veut faire construire le long de la frontière mexicaine et pour lequel il a poussé le gouvernement à la fermeture partielle avec le plus long « shutdown» de l’histoire.

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Donald Trump. © NICHOLAS KAMM / AFP

« Actuellement, nous avons au Congrès des gens qui détestent notre pays et vous le savez », a-t-il poursuivi, critiquant les démocrates de nouveau majoritaires à la Chambre des représentants. « Ils détestent notre pays. Triste. C’est très triste. Quand je vois certaines choses faites, certaines déclarations faites, c’est très, très triste. » Il a également abordé les origines de certains élus : « Devinez comment ils s’en sortaient dans leurs pays ? Juste, demandez-leur comment ils s’en sortaient ? Réussissaient-ils ? Posez-leur la question. Quelqu’un va dire : ‘C’est horrible qu’il ressorte ça’. Mais OK, je m’en fiche, j’en parlerai. Comment s’en sortaient-ils dans leurs pays ? Pas si bien, pas si bien. »

L’équipe du procureur spécial Robert Mueller, qui enquête sur la collusion supposée entre la Russie et l’équipe de campagne de Donald Trump, a elle aussi été critiquée : « Malheureusement, quand vous placez les mauvaises personnes aux mauvais postes et qu’elles y restent, d’un coup, elles essaient de vous vendre des conneries », a-t-il déclaré, jurant que ses détracteurs liés à cette enquête, qui ont « probablement la pire réputation de n’importe quel humain ». Donald Trump a également prédit qu’il serait réélu en 2020, se vantant de ne pas respecter à la lettre son discours ni le programme prévus : « Vous savez que j’improvise totalement maintenant et c’est comme ça que j’ai été élu, en improvisant. Et si nous n’improvisons pas, notre pays va mal aller, les amis, parce que nous devons le récupérer. »

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