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Comment le Brexit sape le moral et la santé mentale des Britanniques

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Ils ne sont que 9% à y voir un motif d'espoir, 3% un motif de réjouissance, et ne sont que 2% à avoir confiance dans la suite du processus. | © BELGA PHOTO THIERRY ROGE

Politique

Selon un récent sondage, quatre Britanniques sur dix se disent psychologiquement affectés par le Brexit.

 

Source de tracas pour la classe politique, le Brexit l’est aussi pour les sujets de sa Majesté, quatre Britanniques sur dix ayant ressenti de la colère, de l’impuissance ou de l’inquiétude à l’approche de cette échéance, selon un sondage publié vendredi.

Dans le détail, 43% des personnes interrogées disent avoir ressenti de l’impuissance, 39% de la colère, 38% de l’inquiétude et 17% de hauts niveaux de stress au cours des 12 derniers mois, indique cette enquête réalisée pour le compte de l’Association pour la santé mentale auprès de quelque 1 800 personnes. Un peu plus du quart des sondés (26%) affirment en revanche ne pas avoir été affectés par la sortie prochaine de l’UE, malgré la possibilité d’un retrait sans accord au 29 mars, une option particulièrement redoutée par les milieux économiques.

Inquiétude et désespoir

Le Brexit est par ailleurs loin de susciter un enthousiasme débordant : ils ne sont que 9% à y voir un motif d’espoir, 3% un motif de réjouissance, et ne sont que 2% à avoir confiance dans la suite du processus. « Il ressort clairement de notre sondage que l’environnement politique, Brexit oblige, a un impact sur le bien-être de millions de personnes », déclare Mark Rowland, directeur de l’Association pour la santé mentale, dans un communiqué. « Mais même si certains de ces résultats peuvent être inquiétants, il y a aussi de bonnes nouvelles : malgré l’incertitude ambiante, la plupart des gens semblent capables de gérer la situation et un quart d’entre eux ont déclaré que le Brexit ne leur avait pas fait ressentir d’émotion particulière ».

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L’étude montre aussi que le Brexit peut être à l’origine de différends familiaux, pour 19% des sondés. Géographiquement, « plus vous vous rapprochez de Londres », qui avait voté en majorité pour rester dans l’UE lors du référendum du 23 juin 2016, « plus les gens sont inquiets. Malgré le fait que l’impact du Brexit sera probablement moindre sur les zones métropolitaines », a également indiqué M. Rowland, interrogé par l’AFP.

 

Avec Belga

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