Paris Match Belgique

Brexit : Quoi qu’il arrive, l’Union européenne soutiendra « totalement » la République d’Irlande

Brexit, Irlande

Michel Barnier et Leo Varadkar à Dublin le 8 avril 2019. | © Paul Faith/AFP

Politique

L’Union européenne affiche son unité entre les 27 membres restants. Une manière de faire face au Brexit et à la sortie prochaine du Royaume-Uni.

 

Michel Barnier, négociateur en chef pour l’Union européenne concernant le Brexit, s’est rendu en Irlande ce lundi. Il a tenu à affirmer le soutien de l’Union européenne envers cet État membre, quel que soit l’accord de sortie du Brexit. « Quoi qu’il arrive, l’UE soutiendra pleinement l’Irlande » a déclaré Michel Barnier à Dublin. Il précise également que sans accord, l’UE n’ouvrirait pas de négociations commerciales avec Londres tant que la question de la frontière irlandaise ne serait pas réglée.

Le Premier ministre irlandais, Leo Varadkar, s’est exprimé sur Twitter suite à son entretien avec Michel Barnier. « Très heureux d’accueillir Michel Barnier à Dublin cette après-midi pour des discussions concernant le Brexit et le sommet européen de ce mercredi. »

Lire aussi > « Un Brexit dur est désormais presque inévitable » selon Guy Verhofstadt

De vieilles tensions avec le Royaume-Uni

La République d’Irlande, également appelée Éire, possède une frontière commune avec le Royaume-Uni, et beaucoup d’habitants redoutent déjà que des vieilles tensions ressortent. En effet, l’Irlande a été divisée en deux suite à une guerre de religion au début du XXe siècle, devenant une république indépendante en 1937. L’île est donc divisée entre la République d’Irlande au sud, et l’Irlande du Nord (nation constitutive du Royaume-Uni).

Le Traité de retrait (rejeté trois fois par le parlement britannique) prévoit un mécanisme baptisé « filet de sécurité » qui vise à éviter le retour d’une frontière physique entre les deux Irlande afin de préserver les accords de paix de 1998 et l’intégrité du marché unique européen. Il prévoit, en dernier recours, une union douanière entre le Royaume-Uni et l’UE, avec un alignement sur certaines réglementations européennes en matière sanitaire et de taxes pour l’Irlande du Nord.

Lire aussi > Theresa May envisage de soumettre une 4ème fois l’accord de Brexit aux députés

Les opposants à ce mécanisme craignent notamment de se retrouver indéfiniment « piégés » dans l’UE et que ce dispositif n’empêche le Royaume-Uni de mener sa propre politique commerciale. « Il s’agit de la seule solution que nous avons trouvée pour maintenir le statu quo » à la frontière irlandaise, a insisté Michel Barnier.

CIM Internet