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Un groupe de hackers Anonymous déclare la guerre à Donald Trump sur Twitter

Les Anonymous, ces vengeurs masqués du web | © Flicrk Humberto Chalate

Politique

Des Anonymous s’en sont pris sur Twitter au futur président des État-Unis en menaçant de dévoiler au grand jour certaines informations compromettantes le concernant.

 

Le 16 janvier 2017, le chef sortant de la CIA, John Brennan, était accusé par Donald Trump d’être un affabulateur suite à ses déclarations sur les relations qu’entretiendrait le futur président des États-Unis avec la Russie : « Regardez juste la Syrie (ligne rouge), la Crimée, l’Ukraine, la menace nucléaire russe… Ce n’est pas bien !  Est-ce que ça serait à cause de celui qui répand de fausses informations ? »

Suite à ce tweet, YourAnonCentral, un compte Twitter associé à un collectif d’hacktivistes Anonymous, a enchaîné une série de tweets accusant Donald Trump d’entretenir des liens financiers et personnels avec « des gangsters russes, des trafiquants d’enfants et des blanchisseurs d’argent ».

Et de poursuivre : « On n’est plus dans les années 80, l’information ne disparaît pas, elle est partout. Tu vas regretter les 4 prochaines années ». Une menace qui fait echo à celle de mars 2016 où dans une vidéo YouTube (supprimée depuis) les Anonymous annonçaient vouloir « ruiner » l’image de Donald Trump, bloquer tous les sites web lui appartenant et publier des informations personnelles sur lui.

« On s’en fiche que les Démocrates t’attaquent, le fait est que tu es impliqué dans une bonne grosse m**d* », peut-on lire dans un autre tweet menaçant du groupe. « Roy Cohen et ton papa ne sont plus là pour te protéger ». Roy Cohen étant l’ancien avocat de Donald Trump, lorsqu’il avait été accusé en 1973 de violer la Fair Housing Act, une loi qui interdit la discrimination concernant la vente, la location et le financement de logements fondée sur la race, la couleur, la religion.

Anonymous invite aussi ses partisans à les sauver de Trump : « On vous a donné les ressources, utilisez-les ».

Donald Trump, qui tweete pourtant plusieurs fois par jour, n’a toujours pas répondu à la menace des hacktivistes, dont certains appellent en ce jour d’investiture à une attaque DDoS du site de la Maison Blanche.

 


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