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Boycott général sur l’interdiction des armes nucléaires

Les États-Unis, entourés d'une vingtaine de pays dont le Royaume-Uni et la France, ont justifié leur opposition à un traité qui interdirait les armes nucléaires. | © Flickr : thierry ehrmann

Politique

Près d’une quarantaine de pays bouderaient les négociations sur un traité visant à interdire les armes nucléaires.

Les États-Unis, entourés d’une vingtaine de pays dont le Royaume-Uni et la France, ont justifié ce lundi 27 mars leur opposition à un traité qui interdirait les armes nucléaires, le jugeant irréaliste face aux crises actuelles.

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« Non » généralisé

« En tant que mère ou fille, il n’y a rien de plus important que je souhaite pour ma famille qu’un monde sans armes nucléaires », a souligné l’ambassadrice des États-Unis à l’ONU, Nikki Haley, en marge de l’ouverture de négociations sur un traité légalement contraignant à l’Assemblée générale de l’ONU. « Mais il faut être réaliste », a-t-elle ajouté.

Y a-t-il quelqu’un qui croit que la Corée du Nord serait d’accord pour interdire les armes nucléaires ?

L’ambassadrice des États-Unis, première puissance nucléaire mondiale, a fait cette déclaration entourée d’une vingtaine d’ambassadeurs de pays alliés des USA et boycottant eux aussi ces négociations, aux premiers rangs desquels figuraient la France, le Royaume-Uni et la Corée du Sud.

Un monde sans armes nucléaires ?

« Nous aimerions tous aujourd’hui qu’il y ait une interdiction des armes nucléaires, mais nous ne pouvons pas dire honnêtement que cela protégerait nos habitants », a ajouté Mme Haley, soulignant qu’un total de « près de 40 pays boudaient ces négociations ». Tout en reconnaissant que les promoteurs d’un tel traité agissaient « de bonne foi », « il faut se demander s’ils comprennent vraiment les menaces auxquelles nous sommes confrontés », a-t-elle ajouté.

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Alors que les partisans de ces négociations soulignent que les puissances nucléaires n’ont rien fait ces dernières années pour désarmer, elle a affirmé que les États-Unis avaient réduit leur arsenal de 85% depuis l’entrée en vigueur du Traité de non prolifération en 1970, et qu’ils « allaient continuer » à les réduire. L’ambassadeur britannique, Matthew Rycroft, a lui aussi assuré que son pays était « complètement engagé pour arriver à long terme à un monde sans armes nucléaires ».

(Avec Belga)

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