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Élections 2019 : Cinq thèmes prioritaires selon Unicef

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Image d'illustration. | © BELGA PHOTO NICOLAS MAETERLINCK

Politique

À quatre jours des élections, Unicef Belgique rappelle ses cinq thèmes prioritaires, « qui requièrent une attention politique accrue », peut-on lire dans un communiqué.

D’abord, l’organisation demande que les enfants vivant en situation de pauvreté soient mieux protégés, la Belgique affichant l’un des plus hauts taux de pauvreté infantile d’Europe. « C’est dans les grandes villes telles que Bruxelles ou Gand, que le phénomène est le plus inquiétant, selon le porte-parole Philippe Henon.

Pour Unicef Belgique, il est aussi crucial de protéger les droits des enfants migrants et réfugiés qui font route vers la Belgique : « la procédure d’accueil s’étale actuellement sur 3 à 6 mois, c’est beaucoup trop long ».

L’organisation demande également de mettre un terme aux inégalités scolaires qui affectent les plus vulnérables. « Les jeunes migrants ou les enfants en situation de pauvreté n’ont pas toujours accès au matériel et aux voyages scolaires, ni aux bonnes infrastructures. On a aussi tendance à les canaliser vers les formations professionnelles ou techniques, alors qu’il y a d’autres options », constate Philippe Henon.

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Par ailleurs, il faudrait que l' »on se penche davantage sur le plan mondial sur des actions pour le climat qui s’attachent à améliorer la qualité de l’environnement », peut-on lire dans le communiqué. « Notre regard doit porter au-delà de nos frontières. En Afrique, trop d’enfants souffrent de la sécheresse et n’ont pas accès à l’eau, à la nourriture, à l’éducation », complète le porte-parole.

Enfin, Unicef Belgique demande que chaque enfant soit préservé de toute forme de violence. Selon les derniers chiffres dont on dispose, en 2016, plus de 5 000 cas de maltraitance infantile ont été signalés auprès d’une autorité sociale ou médicale, en Fédération Wallonie-Bruxelles. « Et la courbe est croissante, les enfants sont de plus en plus victimes de violences chez eux, à l’école, dans les pays en guerre… Un phénomène nous inquiète particulièrement à l’échelle internationale, celui des enfants-soldats. Ils seraient 300 000 dans le monde », ponctue Philippe Henon.

Les points de vue des partis politiques

Pour être certain que les électeurs effectuent leur choix « en toute connaissance de cause », l’organisation humanitaire a demandé à tous les partis politiques de s’exprimer sur ces thèmes en rapport avec les droits de l’enfant : l’éducation, la pauvreté, la migration, le climat et la violence. Les positions et propositions des différentes familles politiques sont à lire sur le site internet de l’organisation.

Avec Belga

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