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Élections 2019 : Ces politiciens se sont fait remarquer en allant voter [PHOTOS]

Image d'illustration. | © BELGA PHOTO ERIC LALMAND

Politique

À l’instar des Belges appelés ce dimanche à se rendre aux urnes, les personnalités politiques effectuent elles aussi leur devoir de citoyen. La preuve en images.

Ce dimanche 26 mai, quelque 8 millions de Belges sont invités à faire entendre leur voix pour les élections fédérales, régionales et européennes. « Tout se déroule bien, l’ensemble des bureaux sont ouverts », a indiqué Peter Grouwels, porte-parole du SPF Intérieur. Il n’a pas fallu attendre longtemps après l’ouverture des bureaux de vote à 8h pour voir les premiers politiciens effectuer, eux aussi, leur devoir de citoyen. Et certains ont fait une entrée remarquée.

C’est le cas notamment de Raoul Hedebouw. Accompagnée d’une équipe de collaborateurs, la tête de liste du PTB à Liège pour la Chambre a reçu de nombreux encouragements sur le chemin vers l’isoloir. Les citoyens n’ont pas hésité à lui poser des questions et à exprimer leurs espérances à venir. Ce qui ressort de ces courts échanges est un désir de changement pour un meilleur confort de vie. Le candidat qui se veut le représentant d’une politique proche du citoyen est plutôt confiant. « Jamais autant de personnes ne nous ont donné un coup de main que pendant cette campagne électorale et nous n’avons jamais eu autant de retours positifs. Nous sommes donc vraiment confiants. On sent qu’il y a cette envie de donner un signal que le social doit être prioritaire, que la politique traditionnelle ne convient plus », a-t-il déclaré à la sortie de l’isoloir. D’après les sondages, son parti est en progression partout dans le pays. Le suspense demeure pour ce qui concerne l’ampleur de la percée en Wallonie.

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Raoul Hedebouw © BELGA PHOTO JOHN THYS

Chacun ses extrêmes. En Flandre, où le retour du Vlaams Belang est à craindre, le président de ce dernier Tom Van Grieken a voté à Schoten et espère que son parti va « doubler ses voix ». Cinq ans après une défaite qui ne lui a laissé que 11 députés, le Vlaams Belang, conforté par un regain aux élections locales d’octobre, compte réaliser ce dimanche la plus forte percée parmi les partis qui se présentent au nord du pays. Si les sondages se confirment, le parti d’extrême droite pourrait remonter à la troisième place du paysage politique flamand, approchant les 15%, alors qu’il était tombé à 5,8% il y a cinq ans.

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Tom Van Grieken © BELGA PHOTO KRISTOF VAN ACCOM

Son collègue Dries Van Langenhove, créateur de Schild & Vrienden et jeune tête de liste Vlaams Belang pour la Chambre dans le Brabant flamand, a sorti quant à lui ses plus belles chaussettes pour se rendre aux urnes dimanche.

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Dries Van Langenhove © BELGA PHOTO NICOLAS MAETERLINCK

Au bureau électoral de l’Hôtel de Ville de Mons, c’est le vote de Elio di Rupo qui était attendu. « On a connu une période de cinq ans difficile et c’est surtout le scrutin du changement », a déclaré le leader du PS, évoquant son état d’esprit positif. « Il y a un certain espoir qui se lève. Est-ce que cet espoir va être marqué par un retour des socialistes, je l’espère. Nous l’espérons tant au fédéral qu’au régional. Mais cela dépend des citoyens, du nombre de voix et de sièges que nous aurons dimanche soir. »

« La question est de savoir si on pourra trouver une coalition qui permettra de former un gouvernement fédéral », a encore indiqué Elio Di Rupo. « Le score de la N-VA sera déterminant, tout va dépendre de son résultat et de l’attitude des autres formations politiques néerlandophones. »

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Elio Di Rupo. © BELGA PHOTO DAVID STOCKMAN

Dans le Brabant Wallon, le premier ministre sortant Charles Michel et sa compagne Amélie Derbaudrenghien, enceinte de leur deuxième enfant, se sont rendus dimanche à 8h30 dans un bureau de vote de Limal. Sous les objectifs incessants des photographes, le libéral est apparu souriant. Il est attendu au siège du MR à Bruxelles en soirée pour prononcer un discours.

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Charles Michel. © BELGA PHOTO ERIC LALMAND

La coprésidente d’Ecolo Zakia Khattabi a voté dimanche vers 10h15 dans une école communale d’Ixelles. « C’est clair qu’il va falloir rétablir un minimum de confiance si on veut construire tous ensemble les prochaines majorités », a-t-elle déclaré aux journalistes présents, ajoutant être « tournée vers l’avenir ». « Je garde en tête les objectifs que nous nous sommes donnés avec Patrick (Dupriez, ex-co-président du parti) de faire en sorte de pouvoir peser dans les majorités », a poursuivi Zakia Khattabi.

Selon la co-présidente d’Ecolo, il y a aujourd’hui une « prise de conscience qui fait que les autres partis eux-mêmes ne pourront pas faire comme si les citoyens ne nous envoyaient pas de message ». « Mais c’est clair qu’il va falloir rétablir un minimum de confiance si on veut construire tous ensemble les prochaines majorités. Nous avons la responsabilité de garantir un accord de majorité le plus intéressant pour nos concitoyens. »

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Zakia Khattabi © BELGA PHOTO LAURIE DIEFFEMBACQ

Le bourgmestre de Namur et jeune président du cdH Maxime Prévot s’est quant à lui rendu dans un bureau de vote de Dave pour effectuer son devoir de citoyen. Son parti parviendra-t-il à déjouer les sondages ?

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Maxime Prévot. © BELGA PHOTO BRUNO FAHY

Avant de voter ce matin à Deurne, le président de la N-VA s’est confié à VTM, déclarant qu’il regrette ses déclarations qu’il a faites ces derniers jours notamment quand il a qualifié Groen de « Prulpartij ». « Parti de merde ». Le débat avec le Vlaams Belang a aussi mal tourné. Bart De Wever ayant qualifié le co-président de « clown ». « Il faut beaucoup encaisser durant une telle campagne, et ma nature est également de donner quelques petits coups. Certaines choses sont sorties du contexte. Humainement, ce n’est pas agréable », a-t-il déclaré au micro de VTM Nieuws. « Oui, je regrette certains propos. Il y a des choses à ne pas dire même si c’est sur le moment. Après coup, je regrette d’avoir dit ça. »

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Bart De Wever. © BELGA PHOTO DIRK WAEM

Son acolyte Theo Francken a fait fort ce dimanche. Pour se rendre au bureau de vote de Linden, la tête de liste N-VA à la Chambre en Brabant flamand est venu avec son camping car de campagne. « Si la Wallonie vote massivement à gauche, le confédéralisme sera mis sur la table » a déclaré l’ancien secrétaire d’Etat à l’Asile et la migration à la sortie des urnes. « Je ne pense pas que les Flamands ont encore beaucoup d’argent à dépenser pour payer les projets du PS, comme une semaine de quatre jours avec maintien du salaire, les transports gratuits et autres mesures du genre. Parce que l’économie wallonne est trop fragile, l’argent devrait venir de Flandre. »

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