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Sondage présidentielle française : Mélenchon progresse encore, Dupont-Aignan retombe

Jean-Luc Mélenchon ne cache pas son optimisme et se dit "poussé par une immense force". | © Belga

Politique

Si Emmanuel Macron reste en tête des intentions de vote, Jean-Luc Mélenchon n’a pas dit son dernier mot et continue son ascension. 

Au Havre, lors de son dernier meeting, mercredi soir, Jean-Luc Mélenchon n’a pas caché son optimisme, poussé par une « immense force » . Sur François Fillon, le candidat de la droite, toujours troisième et donc en position d’être éliminé dès le 23 avril prochain, il a déclaré : « Il faut qu’on lui passe devant, on a dix jours, après, on s’occupera du suivant » . Des cinq principaux candidats à la présidentielle, c’est lui qui progresse encore ce mercredi dans notre sondage en temps réel, réalisé par l’Ifop pour Paris Match, Fiducial, CNews et Sud Radio.

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Désormais crédité de 14,5% des intentions de vote (+0,5%), à seulement trois points de François Fillon (mais toujours à onze de Marine Le Pen), l’ancien sénateur devance désormais de 4,5% Benoît Hamon, le candidat socialiste quant à lui toujours calé à 10%. Autre enseignement de ce jeudi : l’effet nul provoqué par l’annonce du vote de Manuel Valls dès le premier tour en faveur d’Emmanuel Macron. Cela ne profite pas au leader d’En Marche, en tête et stable à 26%, mais cela ne porte pas non plus préjudice au vainqueur de la primaire de la belle alliance, lui aussi stable.

Dupont-Aignan, l’effet « Hanouna » s’est estompé

Monté dans notre sondage à 5,5% après son départ courroucé du JT de TF1 pour protester contre l’absence des « petits candidats » lors du premier débat de la présidentielle, Nicolas Dupont-Aignan retombe à seulement 4% des intentions de vote au premier tour. Pour le leader de Debout la France, le deuxième débat organisé mardi prochain s’annonce primordial pour exister médiatiquement. Et ce n’est pas un hasard s’il a adressé une lettre à la présidente de France Télévisions Delphine Ernotte, transmis à la presse, dans laquelle il demande solennellement de maintenir l’organisation du troisième débat, prévu le 20 avril prochain, « au nom de la démocratie » .

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