Paris Match Belgique

L’ancien conseiller de Trump, Michael Flynn, veut l’immunité avant de parler de la Russie

Michael Flynn est un ancien lieutenant général à la retraite. | © Andrew Harrer/Pool

Politique

L’étau se resserre-t-il autour de l’équipe de Trump, en lien avec ses possibles liens avec la Russie durant les élections ? Michael Flynn, l’ancien conseiller du président, se dit en tout cas prêt à parler au FBI, à condition d’obtenir l’immunité.

 

L’ex-conseiller à la sécurité nationale de Donald Trump, Michael Flynn, a proposé au FBI et aux parlementaires enquêtant sur les liens de proches du président américain avec la Russie d’être entendu en échange d’une immunité, a rapporté jeudi soir le Wall Street Journal.

Lire aussi > Moscou et Trump : le FBI enquête officiellement

Cette offre, étendue à travers son avocat à la police fédérale américaine (FBI) ainsi qu’aux deux commissions d’enquête de la Chambre des représentants et du Sénat, n’a pas pour l’instant été acceptée, précise le journal américain sur son site, en s’appuyant sur plusieurs responsables officiels anonymes proches de l’affaire. « On ignore si M. Flynn a proposé de parler d’aspects spécifiques du temps qu’il a passé à travailler pour M. Trump, mais le fait qu’il cherche une immunité suggère que M. Flynn sent qu’il pourrait faire face à des ennuis judiciaires après son bref passage au poste de conseiller à la sécurité nationale », explique le quotidien en citant ici un responsable.

Erin A. Kirk-Cuomo – DoD – Michael Flynn était un ancien lieutenant général de l’armée américain, aujourd’hui à la retraite, courtement débauché pour conseiller Donald Trump.

L’avocat de Michael Flynn, Robert Kelner, n’a pas voulu réagir auprès du Wall Street Journal. Ancien directeur du renseignement militaire écarté par Barack Obama puis recruté par Donald Trump, Michael Flynn avait été nommé conseiller à la sécurité nationale en novembre dernier après avoir conseillé le milliardaire pendant sa campagne. Il a été forcé de démissionner le 13 février, après la révélation de contacts répétés avec l’ambassadeur russe aux Etats-Unis alors même que l’administration Obama imposait des sanctions contre Moscou.

Lire aussi > Michael Flynn, le « bouc émissaire » de Trump, démissionne de son poste

Des enquêtes parlementaires et du FBI s’intéressent à l’ingérence russe dans la campagne présidentielle de 2016, et notamment à d’éventuelles collusions entre l’entourage de Donald Trump et des responsables russes, ce que le président américain dément.

Avec Belga

CIM Internet