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L’excellente répartie d’Alexandria Ocasio-Cortez après une (nouvelle) attaque sur son passé de serveuse

Alexandria Ocasio-Cortez

Alexandria Ocasio-Cortez, le 24 juin 2019 devant le Congrès, à Washington. | © SAUL LOEB / AFP

Politique

Alexandria Ocasio-Cortez a été la cible de moqueries, après avoir critiqué l’omniprésence d’Ivanka Trump au G20. Mais, comme d’habitude, l’élue de New York ne s’est pas laissé faire.

 

La séquence ne dure que vingt secondes, mais elle est « douloureuse à regarder ». Publiée le 29 juin par le compte Instagram officiel de l’Élysée, on peut y voir Ivanka Trump lors du G20 à Osaka tentant, en vain, d’intervenir dans une conversation entre plusieurs dirigeants du monde, tels que Theresa May, Emmanuel Macron et Justin Trudeau. L’omniprésence de la « First Daughter », conseillère à la Maison-Blanche, a crisé de nombreux observateurs. Outre l’attitude exaspérée de Christine Lagarde, présidente du FMI, certaines personnalités politiques en ont profité pour remettre en question le statut de la fille du président américain.

C’est le cas d’Alexandria Ocasio-Cortez, la plus jeune élue au Congrès américain : « Cela pourrait en choquer certains, mais être la fille de quelqu’un n’est pas une qualification professionnelle. […] Les États-Unis ont besoin que le président travaille au G20. Faire venir un diplomate qualifié ne ferait pas de mal », a-t-elle écrit sur Twitter.

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Suivie par plus de 4,5 millions de personnes sur Twitter, la critique d’AOC a rapidement attiré beaucoup d’attention. Malheureusement, pas toujours positive. « Ça pourrait être pire… Ivanka aurait pu être serveuse il y a 18 mois », a commenté le journaliste britannique Piers Morgan, en s’attaquant au passé de l’élue de New York âgée de 29 ans.

La socialiste qui dépoussière le parti démocrate est souvent moquée pour son jeune âge ou son passé de serveuse dans un bar new-yorkais, dont elle est fière. Mais à chaque critique, l’ex-bénévole de la campagne de Bernie Sanders fait preuve d’une répartie redoutable. En répondant à Piers Morgan, AOC a déclaré que le gouvernement serait en réalité meilleur si davantage de personnes avaient effectué des jobs « normaux » avant d’être élus. « Imaginez si plus de personnes au pouvoir avaient passé des années de leur vie à travailler pour gagner leur vie. Nous aurions probablement des soins de santé et un salaire décent maintenant », a-t-elle lancé, avant de défendre plus tard son CV.

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« Comme toujours, je suis fière de mon travail dans les restaurants. J’ai également travaillé pour le sénateur Ted Kennedy, piloté des projets d’alphabétisation dans le sud du Bronx, étudié l’économie du développement en Afrique de l’Ouest, occupé le poste de directrice de l’éducation et remporté des concours scientifiques internationaux avant de me présenter au Congrès », a énuméré Alexandria Ocasio-Cortez qui a battu Joseph Crowley qui occupait le poste depuis 1999.

L’élu démocrate ajoute que les gens qualifiés de « juste une serveuse » par les Républicains sont tout aussi capables et intelligentes que quiconque. « Le classisme – juger le caractère d’une personne d’après son revenu – est décevant. Qu’est-ce qui est si effroyable pour le parti Républicain d’avoir un travail honnête ? », se demande-t-elle, avant de reformuler : « Autrement dit, les républicains qui critiquent le fait que je sois serveuse comme preuve de manque de compétence peuvent prendre leur classisme à la poubelle. Vous insultez les capacités et le potentiel de pratiquement toutes les personnes qui travaillent en Amérique (et le monde) pour avoir une expérience qui est méritée et non pas achetée ».

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