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Caca et planning familial : Les idées absurdes de Bolsonaro pour sauver la planète

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Jair Bolsonaro. | © AFP

Politique

Oui, on parle bien de celui qui est en train de ratiboiser l’Amazonie.

 

De Trump à Johnson en passant par Bolsonaro, si le monde fonce droit dans le mur en matière de politiques environnementales, on a au moins de quoi rigoler un peu lorsqu’on s’intéresse à leurs discours (même si ça fait un peu peur). En particulier lorsqu’il s’agit de l’environnement. Là où Donald Trump, à peine arrivé à la Maison Blanche, s’est empressé de mettre au tapis toute la politique environnementale mise en place par son prédécesseur Barack Obama, il n’a pas fallu longtemps à Jair Bolsonaro, élu en octobre passé, pour accélérer en toute impunité un désastre écologique qui n’arrête pas de faire parler de lui : la déforestation de la forêt amazonienne.

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Il est donc sain et légitime de se demander concrètement ce que le nouveau président du Brésil compte mettre en place pour répondre à l’urgence climatique, outre détruire le poumon de la planète. Mais lorsqu’un journaliste brésilien lui a demandé sa vision pour concilier « croissance et préservation de l’environnement », le président brésilien a eu une réponse pour le moins inattendue. « Il suffit de manger un peu moins. Vous me parlez de pollution environnementale. Il suffit de faire caca un jour sur deux, ce sera mieux pour tout le monde », a-t-il déclaré.

Et ses idées pour sauver la planète ne s’arrêtent pas là. « Quand on voit que la population mondiale augmente de plus de 70 millions par an, il faut une politique de planning familial », a-t-il affirmé, sans pour autant prôner le contrôle des naissances, lui qui a cinq enfants. « Ne me faites pas dire ça, sinon Folha de S. Paulo va titrer en une que je prône le contrôle des naissances », rapporte l’AFP. En effet, il était moins une avant qu’on interprète ses propos dans ce sens.

Rien de très concret donc dans sa lutte pour la protection de l’environnement et contre le réchauffement climatique. Pour le moment, il se contente de se moquer de l’image que les médias étrangers ont de lui. « En dehors du Brésil, je suis le capitaine tronçonneuse ».

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