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Trump veut acheter le Groenland (mais n’est pas certain d’y arriver)

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Donald Trump. | © Nicholas Kamm / AFP

Politique

La requête a été adressée « avec plusieurs niveaux de sérieux », précise le Wall Street Journal.

Donald Trump, magnat immobilier avant de se lancer dans la politique et de devenir président des États-Unis, aurait jeté son dévolu sur un espace quasiment vierge à la hauteur de ses ambitions : le Groenland.

Le Wall Street Journal rapporte jeudi que l’ancien homme d’affaires new-yorkais se serait enquis plusieurs fois auprès de ses conseillers à la Maison Blanche de la possibilité pour les États-Unis d’acheter ce territoire danois de 56 000 habitants. La requête a été adressée « avec plusieurs niveaux de sérieux », précise le Wall Street Journal.

Bien précieux

Pour Kenneth Mortensen, agent immobilier à Nuuk, la capitale du Groenland, le président républicain a peu de chances de voir ses rêves devenir réalité. « Vous ne pouvez pas posséder de terres ici », assure-t-il auprès du WSJ. « Au Groenland, vous avez le droit d’utiliser le terrain sur lequel vous voulez construire une maison, mais vous ne pouvez pas acheter », poursuit-il. Mais lorsqu’il s’agit d’acheter le Groenland dans sa totalité, « là c’est autre chose, je ne suis pas certain », conclut-il.

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Ce vendredi, le ministre des Affaires Étrangères du Groeland a fait savoir à l’agence Reuters que « le Groenland n’était pas à vendre ». De son côté, le ministre des Affaires Étrangères du Danemark a partagé sa réaction sur Twitter : « Cela doit être un poisson d’avril… mais totalement hors saison », a ironisé Lars Lokke Rasmussen.

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© Pixabay / Barni1

Amours immobilières

Le Groenland est une gigantesque île arctique, grande comme 70 fois la Belgique, où les effets du réchauffement climatique sont manifestes. La fonte des glaces, qui entraîne la hausse du niveau des mers, y a été multipliée par quatre entre 2003 et 2013. Depuis son élection en 2016, le président climato-sceptique a notamment retiré les États-Unis de l’Accord de Paris sur le climat et a systématiquement cherché à détricoter les réglementations environnementales adoptées pendant les huit ans de la présidence du démocrate Barack Obama.

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L’élu républicain ne semble pas avoir totalement mis derrière lui ses premières amours immobilières : l’année dernière, lors de son sommet à Singapour avec Kim Jong Un, il avait souligné le potentiel de développement touristique de la Corée du Nord. « Par exemple, il y a des super plages », avait-il dit aux journalistes. « On le voit à chaque fois qu’ils font exploser leurs canons dans la mer. Je me dis, dis-donc, regarde-moi cette vue. Ça ne ferait pas des super apparts ? »

 

Avec Belga

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