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Frappe aérienne US en Syrie : Marine Le Pen condamne la décision de Donald Trump

Marine Le Pen a tenu à rappeler à Donald Trump que les USA n'étaient pas les "gendarmes du monde" | © Belga

Politique

En cas de victoire à la présidentielle française, Marine Le Pen avait affirmé vouloir développer un nouvel axe de relations franco-américain avec Donald Trump. Une entente cordiale qui semble déjà compromise : suite à la frappe aérienne ordonnée par le président américain sur une base syrienne, le FN s’est dit « déçu ». Et Marine Le Pen a tenu à condamner fermement le bombardement américain. 

 

Invitée ce vendredi matin sur le plateau de France 2, Marine Le Pen n’a pas caché son mécontentement suite au lancer de missiles américains en Syrie. « Je suis un peu étonnée parce que DonaldTrump avait indiqué à plusieurs reprises qu’il n’entendait plus faire des USA les gendarmes du monde, et c’est exactement ce qu’il a fait hier. Je pense qu’il vaut mieux attendre les résultats d’une enquête internationale indépendante avant d’opérer ce genre de frappes » a ainsi affirmé la candidate FN. Ce qui ne l’a pas empêchée de condamner l’attaque chimique « de la manière la plus claire qui soit ».

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« Non seulement ça ne fonctionne pas, mais ça crée le chaos »

La solution proposée par Marine Le Pen : des élections. « Tant qu’il n’y a personne d’autre de crédible pour prendre des responsabilités, la seule chose que l’on peut faire c’est organiser des élections, car il faut respecter la souveraineté des États. En toutes circonstances, c’est au peuple syrien de se choisir son dirigeant. On ne peut pas continuer comme on a fait pendant des années où des nations arrivent et prennent quelqu’un pour le mettre à la tête d’un État. On a vu que non seulement ça ne fonctionne pas mais ça crée le chaos. Si on veut respecter la démocratie, alors il faut permettre au peuple Syrien de faire son choix » a-t-elle ainsi martelé à l’antenne.

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Ne pas reproduire les erreurs du passé

D’autant que selon Marine Le Pen, il y a d’autres préoccupations à avoir. « Ce je voudrais, c’est que l’on ne retrouve pas le même scénario que celui que nous avons pu voir en Libye et en Irak, qui en réalité ont instauré le chaos et qui ont fini par conforter le fondamentalisme islamiste et les structures terroristes, qui en ont profité pour venir frapper sur notre sol ». Au micro de France Info, Marion Maréchal-Le Pen a elle parlé de « déception ». Et d’ajouter : « je pense qu’il y a des intérêts politiques derrière cette décision ».

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